Urgent 20:00 Visions Sociales 2026 à Cannes : un festival de cinéma engagé, ouvert et accessible à tous 19:30 Barrages au Maroc : une accélération historique des chantiers hydrauliques 19:02 GISS 2026 : une rencontre internationale pour réinventer l’aviation civile 18:30 Régularisation exceptionnelle en Espagne : une opportunité majeure pour les migrants marocains 18:01 Les Lions de l’Atlas face à la Norvège pour peaufiner leur préparation 17:55 SM le Roi Mohammed VI nomme le nouveau secrétaire général du Conseil supérieur des Oulémas 17:30 Neil El Aynaoui attise les convoitises du Real Madrid et du FC Barcelone 17:04 Une tour d’exception au cœur du Maroc : innovation, luxe et durabilité 16:30 Acier : le Maroc envisage de lourdes sanctions contre les importations égyptiennes 16:00 Capital humain au Maroc : un indice en hausse mais des déséquilibres persistants freinent la dynamique 15:33 Visite du pape en Algérie : des explosions suspectes plongent Blida dans l’incertitude 15:00 Le Maroc met en avant son cinéma d’animation à Annecy avec cinq projets sélectionnés par le CCM 14:30 Défense : Delair choisit le Maroc pour implanter sa base africaine de drones 14:15 Sahara marocain : le Gabon consolide son appui diplomatique et économique au Maroc 14:02 Victoire écrasante de Romuald Wadagni : le Bénin entre dans une nouvelle ère politique 13:45 Bourse de Casablanca : ouverture en hausse 13:30 Compléments alimentaires au Maroc : vers une exclusivité de vente réservée aux pharmaciens ? 13:03 Canada : triomphe électoral pour Mark Carney et consolidation du pouvoir libéral 13:01 Diplomatie : Sao Tomé-et-Principe consolide l’appui international au Maroc 12:30 L’Espagne lance un vaste programme de régularisation des sans-papiers 12:04 Carburants au Maroc : une hausse historique menace le pouvoir d’achat 11:30 Boissons énergétiques : alerte sur les dangers pour les mineurs 11:03 Énergie : le Maroc se positionne en hub stratégique avec le gazoduc Nigeria–Europe 10:30 DZ Mafia : verdict très attendu ce mardi dans un procès sous tension à Marseille 10:29 Le gouvernement face au Parlement : Akhannouch dresse le bilan de son action 10:04 Espagne : scandale politique autour de l’épouse de Pedro Sánchez 10:00 S.M. le Roi félicite M. Nizar Amidi suite à son élection président de la République d’Irak 09:00 Trafic de psychotropes : plusieurs interpellations et plus de 1 700 comprimés saisis dans trois villes marocaines 08:30 Riz : le Maroc ouvre une enquête face à la hausse des importations 08:01 Politique du logement : des milliers de ménages relogés, 62 villes assainies 07:30 Recettes douanières : une progression soutenue au premier trimestre 07:03 Violences faites aux femmes : le Maroc accélère avec une nouvelle cellule nationale 22:09 Bahreïn convoque le chargé d’affaires irakien après des attaques de drones venues d’Irak 21:44 Dirham : la monnaie marocaine progresse face à l’euro mais recule devant le dollar 21:31 Benkirane juge la hausse des carburants « compréhensible » et relance le débat énergétique au Maroc 21:00 Mercato : Rennes veut sécuriser l’avenir d’Aït Boudlal sur le long terme

"La science donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu..." !

Samedi 01 Mars 2025 - 19:06
Par: Sabri Anouar
"La science donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu..." !

Sommes-nous réellement prêts à assumer la transformation radicale que représente l’intelligence artificielle ? L’intelligence artificielle est bien plus qu’une simple évolution technologique : elle redéfinit l'expérience humaine, retrace les trajectoires des sociétés et des économies. Son intégration dans les stratégies nationales est désormais un impératif de souveraineté et de compétitivité. Cette réalité s’est imposée avec force lors des récents débats au sein de la commission parlementaire sur l’intelligence artificielle, où nous avons abordé, cette semaine, deux axes majeurs : l’intégration de l’IA dans la stratégie "Maroc Digital 2030" et les enjeux éthiques et les dynamiques de coopération internationale.

Laurent Alexandre déclarait : « La science donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu. L’homme va remodeler l’univers. » Cette phrase illustre l’enthousiasme et la promesse que porte l’intelligence artificielle : elle confère aux humains des capacités qui semblaient autrefois hors de leur portée. Pourtant, cette vision triomphante se heurte aux mises en garde philosophiques de Martin Heidegger, notamment dans La Question de la technique. Déjà en 1954, Heidegger avertissait que la technique moderne ne se limite pas à un outil neutre à notre disposition : elle façonne notre manière de voir et d’agir sur le monde. Il critique l’illusion d’un progrès qui donnerait à l’homme un pouvoir absolu, arguant que la technique tend à transformer toute réalité en simple ressource exploitable.

Avec l’avènement de l’IA, cette réflexion philosophique atteint son paroxysme. L’IA n’est plus un simple outil au service de l’homme : elle s’améliore, apprend et s’adapte en permanence. L’homme, en façonnant cette technologie, croit en faire un prolongement de sa puissance. Mais jusqu’où ira cette suprématie ? L’IA, qui aujourd’hui amplifie notre pouvoir, ne risque-t-elle pas de nous le reprendre demain ? À force de repousser les limites, l’homme ne risque-t-il pas d’être dépassé par un système qu’il ne maîtrise plus ?

Cette interrogation a traversé nos discussions au sein de la commission parlementaire. Il ne s’agissait pas seulement d’examiner les opportunités de l’IA, mais aussi de comprendre comment le Maroc peut s’imposer comme un acteur influent et compter dans cet univers en pleine mutation. Lors de nos échanges, plusieurs enjeux ont émergé : la nécessité d’un cadre réglementaire clair, le développement des talents nationaux, l’importance d’une coopération stratégique et le soutien aux startups innovantes. Loin d’être un simple débat technique, ces discussions ont mis en évidence l’urgence d’une appropriation réfléchie et souveraine de cette révolution.

Il semble que le Maroc, à travers l’ensemble de son écosystème technologique, a pris conscience de cet enjeu. Il ne s’agit pas seulement d’adopter l’IA, mais de l’encadrer pour qu’elle soit un levier de développement et non un facteur d’aliénation. Cette maîtrise est essentielle : à l’heure où l’IA redéfinit les équilibres économiques mondiaux, ceux qui maîtrisent cette technologie auront un avantage décisif. Mais si l’IA donne à l’homme un pouvoir inédit, encore faut-il que ce pouvoir ne se retourne pas contre lui. Le Maroc doit donc écrire son propre récit dans cette révolution technologique, avec prudence et ambition.

Finalement, la réflexion de Laurent Alexandre résonne pleinement dans notre contexte : la science nous confère des capacités quasi divines, mais encore faut-il mesurer ce que cela implique. Avec l’intelligence artificielle, nous avons peut-être entrouvert la boîte de Pandore vers un futur dont nous ne mesurons pas encore toutes les implications. Si Heidegger nous rappelle que la technique façonne l’homme autant que l’homme la façonne, sommes-nous encore les maîtres du jeu ? L’IA n’est pas une simple avancée technologique, c’est un changement de paradigme aux conséquences méconnues. Alors qu’elle rebat les cartes des équilibres de pouvoir, il nous appartient non seulement de l’orienter, mais aussi d’interroger l’horizon qu’elle dessine pour nous. Vers quel destin cette (r)évolution nous entraîne-t-elle ?
 


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.