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Le Maroc, vitrine du financement agricole selon le STDF

Jeudi 16 Juillet 2026 - 08:00
Par: Naji khaoula
Le Maroc, vitrine du financement agricole selon le STDF

Le Maroc s'impose comme une référence en matière de financement mixte appliqué au développement agricole. Dans une étude publiée en juillet 2026, le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) met en avant l'expérience marocaine comme un modèle capable de mobiliser à la fois des ressources publiques et des capitaux privés afin de renforcer la compétitivité des filières agroalimentaires.

L'étude évoque un programme global de 1,2 milliard de dollars, composé de 400 millions de dollars de financements publics et de 800 millions de dollars d'investissements privés. Cette enveloppe est destinée à soutenir la modernisation des chaînes de valeur agricoles à travers l'acquisition d'équipements modernes, le développement des laboratoires, le renforcement des systèmes de traçabilité et l'amélioration des dispositifs de certification sanitaire.

Un modèle fondé sur le partenariat public-privé

Ce programme s'inscrit dans la continuité du Plan Maroc Vert puis de la stratégie Génération Green, avec l'appui de la Banque mondiale et de l'Agence française de développement (AFD). L'objectif est d'améliorer la qualité des productions agricoles tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux.

Les investissements concernent notamment la numérisation des certificats phytosanitaires, la modernisation des laboratoires de contrôle, le développement de la chaîne du froid, les plateformes logistiques ainsi que les systèmes de suivi des produits destinés à l'export.

Le STDF précise toutefois que les 1,2 milliard de dollars correspondent au financement de l'ensemble du programme agricole et non exclusivement aux infrastructures sanitaires ou aux laboratoires.

Des investissements ciblés pour stimuler les exportations

Le rapport souligne que le secteur public conserve les missions régaliennes, telles que les inspections officielles, les contrôles aux frontières et la surveillance sanitaire, tandis que le secteur privé intervient dans les infrastructures commerciales, les équipements techniques, les plateformes numériques et certains services spécialisés.

Selon les auteurs, cette complémentarité permet de réduire les risques financiers, d'attirer davantage d'investisseurs et de renforcer la compétitivité des exportations marocaines.

L'étude estime également que la principale difficulté ne réside pas dans le manque de financements, mais dans la capacité à transformer les besoins techniques en projets suffisamment structurés pour convaincre les banques de développement et les investisseurs.

Des expériences internationales pour comparaison

Le rapport analyse également plusieurs initiatives menées en Colombie, où la filière de l'avocat Hass bénéficie d'une forte coordination entre producteurs, banques et exportateurs, favorisant une progression continue des exportations.

Au Bangladesh, un programme soutenu par le STDF associe des subventions internationales et des financements bancaires afin d'améliorer les pratiques agricoles et de faciliter l'accès au crédit des petites entreprises.

L'Éthiopie privilégie quant à elle un modèle davantage porté par les investissements publics dans les laboratoires vétérinaires, la surveillance sanitaire et le renforcement des capacités institutionnelles.

Le document cite également les exemples de la Namibie, du Kenya et du Nigeria, qui expérimentent différents mécanismes de financement pour améliorer la qualité sanitaire des productions agricoles.

Une approche appelée à se renforcer

Le STDF estime que les investissements dans les infrastructures sanitaires et phytosanitaires constituent désormais un levier stratégique pour soutenir le commerce international. L'organisation encourage ainsi le développement de nouveaux mécanismes de financement combinant fonds publics, capitaux privés, garanties de crédit et financements basés sur les résultats afin d'accélérer la modernisation des filières agricoles.


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