Londres déploie un dispositif sécuritaire inédit avant un week-end sous tension
La capitale britannique se prépare à vivre l’un des week-ends les plus sensibles de l’année sur le plan sécuritaire. À Londres, des dizaines de milliers de personnes sont attendues samedi pour participer à deux importantes manifestations organisées dans le centre-ville, dans un contexte de tensions politiques et de fortes préoccupations liées aux discours extrémistes.
Les autorités britanniques ont mis en place un dispositif exceptionnel mobilisant près de 4.000 agents, appuyés par des véhicules blindés, des drones, des hélicoptères ainsi qu’un important système de surveillance technologique. Cette mobilisation intervient alors que la finale de la FA Cup entre Chelsea FC et Manchester City FC doit également se dérouler au stade de Wembley Stadium, accentuant la pression sur les forces de sécurité.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a évoqué une période critique pour le pays avant le début des rassemblements. Il a notamment dénoncé la manifestation « Unite the Kingdom », accusée selon lui de diffuser des discours de haine et de division.
Face aux risques de débordements, la Metropolitan Police Service a annoncé l’application de mesures renforcées contre les contenus considérés comme des incitations à la haine. Les autorités judiciaires pourront désormais examiner non seulement les slogans scandés dans la rue, mais aussi les pancartes, banderoles et publications relayées sur les réseaux sociaux.
Pour la première fois dans le cadre d’une opération liée à des manifestations publiques, les organisateurs eux-mêmes pourraient être poursuivis si leurs rassemblements servent de plateforme à des propos extrémistes ou discriminatoires.
Autre nouveauté majeure : les forces de l’ordre utiliseront un système de reconnaissance faciale en direct grâce à des caméras spécialement installées dans plusieurs zones stratégiques de Londres. Cette décision relance le débat au Royaume-Uni autour des questions de surveillance et de libertés publiques.
Selon la Metropolitan Police Service, le coût global de cette opération sécuritaire exceptionnelle atteindra environ 4,5 millions de livres sterling. Une partie importante du budget sera consacrée au déploiement de renforts venus d’autres services de police du pays.
Le gouvernement britannique a également annoncé des restrictions d’entrée visant plusieurs ressortissants étrangers qualifiés d’« agitateurs d’extrême droite ». Parmi eux figure Valentina Gomez, interdite d’entrée sur le territoire britannique avant les manifestations.
Entre enjeux sécuritaires, tensions politiques et forte affluence sportive autour de la finale de la FA Cup, les autorités britanniques redoutent désormais un week-end particulièrement sensible dans les rues de Londres.
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