Loukkos sous les eaux : la filière des fruits rouges fragilisée
Les récentes perturbations météorologiques qui ont frappé plusieurs régions du Maroc ont provoqué des inondations d’une ampleur exceptionnelle, affectant à la fois les populations et le secteur agricole. La région du Loukkos figure parmi les zones les plus impactées, avec des conséquences lourdes pour les producteurs de fruits rouges, pilier économique local.
Les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours ont entraîné le débordement de plusieurs cours d’eau et dépassé les capacités de retenue des barrages, aujourd’hui saturés ou proches de l’être. Cette situation hydrologique critique a provoqué des inondations étendues, touchant aussi bien les zones urbaines que rurales.
À Ksar El Kébir, ville traversée par l’oued Loukkos, la situation a nécessité l’évacuation préventive d’une grande partie de la population. Selon les autorités, plus de 108.000 personnes ont été évacuées dans le cadre de mesures anticipatives face aux risques liés à ces inondations exceptionnelles. La province de Larache concentre à elle seule la majorité des personnes déplacées, notamment à Ksar El Kébir, où près de 85 % des habitants ont quitté les zones exposées. Les provinces de Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane ont également été concernées, à des degrés variables.
Si les principales zones de production de fruits rouges ne se situent pas directement dans les secteurs les plus submergés, elles n’ont toutefois pas été épargnées. Les pluies intenses et les vents violents ont causé d’importants dégâts, en particulier au niveau des serres, élément clé de cette filière agricole tournée vers l’export.
Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, environ 10 % des superficies cultivées dans le Loukkos auraient déjà subi des dommages. À ces pertes matérielles s’ajoute un autre facteur aggravant : l’indisponibilité de la main-d’œuvre, traditionnellement issue de Ksar El Kébir, dont une grande partie de la population a été évacuée. Cette situation complique fortement le fonctionnement des exploitations, notamment dans la région de Larache et ses environs, principal bassin de production du pays.
Face à des conditions météorologiques toujours instables, les producteurs expriment leur inquiétude quant à une possible aggravation des dégâts. Plusieurs exploitants font état de plantations submergées dans les zones basses et à proximité des oueds, ainsi que de serres arrachées par la force du vent. À ce stade, l’évaluation précise de l’ampleur réelle des pertes demeure difficile, laissant planer une forte incertitude sur l’impact économique final de cet épisode climatique extrême.
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