Manifestation de livreurs à Tanger : Abdelilah Benkirane dément toute implication et évoque la justice
Un simple visuel diffusé sur les réseaux sociaux a suffi à déclencher une nouvelle polémique. À l’approche d’une manifestation annoncée par des livreurs travaillant pour la plateforme Glovo à Tanger, l’utilisation non autorisée de la photo d’Abdelilah Benkirane sur un appel à protester a provoqué une réaction immédiate de l’ancien Chef du gouvernement.
Le secrétaire général du Parti justice et développement s’est publiquement désolidarisé de cette initiative, dénonçant une instrumentalisation de son image et évoquant clairement la possibilité d’engager des poursuites judiciaires.
Une mobilisation sociale qui vire à la controverse politique
À l’origine, l’appel à manifester émane de livreurs opérant à Tanger, qui dénoncent une détérioration de leurs conditions de travail et une baisse significative de leurs revenus. En cause : de nouvelles grilles tarifaires mises en place par la plateforme, jugées défavorables et déconnectées des réalités du terrain.
Mais la dynamique sociale a rapidement pris une tournure politique après la circulation d’un visuel laissant entendre un soutien d’Abdelilah Benkirane à la mobilisation. Pour l’intéressé, il n’en est rien. L’ancien Chef du gouvernement a fermement rejeté toute implication, qualifiant cette utilisation de son image d’« irresponsable » et potentiellement manipulatrice.
Démenti ferme et menace de poursuites
Dans ses déclarations, Abdelilah Benkirane a affirmé n’avoir donné aucune autorisation pour l’exploitation de sa photo, ni exprimé le moindre soutien à l’initiative. Il estime que cet acte porte atteinte à ses droits et entretient une confusion volontaire auprès de l’opinion publique.
Le patron du PJD a précisé se réserver le droit de saisir la justice, soulignant que cette pratique pourrait relever aussi bien d’une manœuvre militante que d’un usage abusif de technologies numériques, évoquant notamment la possibilité de montages ou de procédés liés à l’intelligence artificielle.
Les livreurs maintiennent la pression
Du côté des livreurs, la mobilisation reste d’actualité. Une manifestation est annoncée pour le 12 janvier devant le siège de l’entreprise, situé dans la zone Ennajma à Tanger. Les protestataires dénoncent une baisse des tarifs de livraison et une rémunération qui ne tiendrait plus compte ni des distances parcourues ni de la pénibilité du travail.
Selon eux, la nouvelle politique tarifaire aurait entraîné une diminution tangible des revenus pour un grand nombre de travailleurs, fragilisant davantage un secteur déjà marqué par la précarité et l’absence de protection sociale.
Entre malaise social et bataille d’image
Cet épisode illustre la sensibilité croissante autour des mouvements liés à l’économie des plateformes, où les revendications sociales se heurtent parfois à des enjeux politiques et juridiques inattendus. Tandis que les livreurs cherchent à rendre visibles leurs difficultés, Abdelilah Benkirane entend, lui, défendre l’intégrité de son image publique.
Reste à savoir si cette affaire se réglera devant les tribunaux ou si elle ouvrira, au-delà de la controverse, un débat plus large sur la régulation du travail via les plateformes numériques au Maroc.
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:34
-
19:20
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:15
-
16:00
-
15:45
-
15:30
-
15:15
-
15:00
-
14:52
-
14:45
-
14:30
-
14:15
-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:15
-
13:00
-
12:45
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:45
-
11:30
-
11:15
-
11:00
-
10:45
-
10:30
-
10:15
-
09:45
-
09:30
-
09:15
-
09:00