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Or au Maroc : après les records, l’heure des doutes

Jeudi 05 Février 2026 - 08:02
Or au Maroc : après les records, l’heure des doutes

Après avoir atteint des sommets inédits à la fin du mois de janvier 2026, le marché de l’or au Maroc marque le pas. Cette phase de repli, en ligne avec la tendance observée sur les marchés internationaux, suscite de nombreuses interrogations chez les investisseurs et les épargnants : s’agit-il d’une simple respiration technique ou du début d’une correction plus durable pour le métal jaune ?

Des prix toujours élevés malgré la correction

Malgré la baisse récente, les cours de l’or au Maroc restent à des niveaux historiquement élevés. Sur la base des références internationales des métaux précieux, le gramme d’or 24 carats s’échange actuellement autour de 1.440 à 1.450 dirhams, après avoir dépassé ce seuil fin janvier. L’or 22 carats oscille entre 1.320 et 1.330 dirhams le gramme, tandis que l’or 18 carats se situe dans une fourchette de 1.080 à 1.100 dirhams.

À l’échelle de l’once, le métal jaune est passé d’un pic proche de 48.400 dirhams fin janvier à un niveau compris entre 43.000 et 45.000 dirhams en ce début février. Une baisse sensible sur quelques séances, certes, mais qui n’efface pas les gains importants accumulés depuis le début de l’année.

Un rallye mondial nourri par l’incertitude

Cette correction intervient après un rallye mondial exceptionnel. Fin janvier, l’or a franchi un seuil inédit sur les marchés internationaux, porté par une accumulation de facteurs anxiogènes : tensions géopolitiques persistantes, aggravation des déficits et des dettes publiques, incertitudes sur les orientations des politiques monétaires et perte de confiance progressive dans certaines grandes monnaies.

Selon plusieurs analystes internationaux, cette envolée reflète avant tout un climat de peur et d’incertitude. Nigel Green, PDG du cabinet de conseil financier deVere Group, estime que la flambée récente de l’or est le miroir d’une anxiété profonde face à l’avenir des monnaies fiduciaires et à la solidité des équilibres budgétaires mondiaux. Il avertit toutefois que les hausses alimentées par la peur et le momentum peuvent s’inverser rapidement lorsque le sentiment de marché change.

Pourquoi l’or recule-t-il après avoir battu des records ?

La première explication du repli actuel réside dans un phénomène classique de prises de bénéfices. Après une progression rapide et quasi ininterrompue en janvier, de nombreux investisseurs ont choisi de sécuriser leurs gains, provoquant mécaniquement une baisse des cours. Ce type de correction est fréquent après des records historiques et ne remet pas nécessairement en cause la tendance de fond.

D’autres facteurs plus structurels sont également évoqués, notamment la possibilité de ventes d’or par certains États ou banques centrales. Dans un contexte de tensions budgétaires et de besoins accrus de liquidités, l’or, en tant qu’actif souverain non endetté, peut être mobilisé. Une telle décision, surtout si elle émane d’un grand détenteur, aurait un impact psychologique important sur les marchés.

Nouvelle envolée ou essoufflement durable ?

La question centrale reste celle de la suite du cycle. Pour de nombreux experts, l’or conserve un rôle stratégique dans une allocation de long terme, mais son statut de valeur refuge « absolue » peut être surestimé à court terme. Le métal jaune demeure sensible aux taux d’intérêt, aux conditions de liquidité et aux variations rapides du sentiment des investisseurs.

Une nouvelle phase haussière n’est donc pas exclue, en particulier si les tensions géopolitiques s’aggravent ou si la défiance envers les monnaies et les obligations souveraines s’accentue. À l’inverse, un apaisement du climat international, une stabilisation des politiques monétaires ou l’annonce de ventes officielles de réserves pourraient prolonger la phase de correction.

Un marché marocain entre prudence et attentisme

Pour les épargnants marocains, la situation actuelle appelle davantage à la prudence qu’à la panique. Malgré le repli récent, les prix restent nettement supérieurs à ceux observés l’an dernier, confirmant que l’or conserve son attrait comme valeur refuge de long terme. La volatilité observée rappelle toutefois que même le métal jaune n’échappe pas aux cycles et aux retournements rapides.

En résumé, la baisse récente de l’or au Maroc s’inscrit dans une correction logique après une envolée historique alimentée par un contexte mondial incertain. La possibilité d’une nouvelle flambée existe, mais elle dépendra étroitement de l’évolution du cadre géopolitique, budgétaire et monétaire international.

 


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