c219 19:05 Santé : Marrakech accueille les experts mondiaux du cancer du poumon 18:15 Chantier naval de Casablanca : la compétition coréenne sous haute tension 17:20 Tempête hivernale aux États-Unis : plus de vingt États placés en état d’urgence face à un épisode météo majeur 16:30 Barrages au Maroc : les réserves d’eau franchissent 8,6 milliards de m³, un bond de 84,5% en un an 16:00 Casablanca : vers une redevance pour les grands producteurs de déchets 15:15 Élevage caprin à Jerada : un projet pilote favorise l’autonomisation économique des femmes rurales 14:30 Tourisme au Maroc : vers une nouvelle ère de projets innovants 14:00 Boulemane : dix nouveaux centres de santé lancés pour renforcer l’accès aux soins dans la région de Fès-Meknès 13:15 Cross-country arabe à Mossoul : razzia marocaine avec 16 médailles et tous les titres par équipes 12:30 Écoles françaises au Maroc : la flambée des frais de scolarité met les familles à rude épreuve 12:00 Tourisme en Afrique du Nord : le Maroc gagne du terrain face à l’Égypte 11:35 Intempéries : la NARSA recommande de limiter les déplacements non indispensables 11:10 Sardine : le Maroc renforce son dispositif pour contenir la flambée des prix avant le ramadan 10:30 Minneapolis sous tension après la mort d’un homme lors d’une intervention fédérale 10:00 LGV Kénitra–Marrakech : les fondations d’un pont stratégique achevées 09:36 Sélection de la semaine : L’après Can, le temps de la consolidation 09:00 Intempéries à Chtouka Ait-Baha : une mobilisation renforcée pour rétablir la circulation 08:30 Marché des capitaux : l’AMMC publie un guide pour structurer la gestion sous mandat 08:00 Investissement : Le Maroc mise sur sa diaspora 22:00 Pourparlers de paix Russie-Ukraine : l’espoir renaît à Abou Dhabi 21:02 Marché des changes : le dirham gagne du terrain face au dollar 20:04 Stabilité monétaire : Bank Al-Maghrib sécurise le marché interbancaire

Quatre ans de chute pour le secteur des mariages

Dimanche 17 Août 2025 - 10:01
Quatre ans de chute pour le secteur des mariages

Le secteur marocain des mariages traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Pour la quatrième année consécutive, les salles de fête et prestataires d’événementiel enregistrent une chute significative de leur activité. La Fédération marocaine des propriétaires et gestionnaires de salles de mariage alerte sur une situation « préoccupante », marquée par une stagnation prolongée et des transformations sociales durables.

Une saison estivale sans éclat

Traditionnellement, les mois de juillet et août représentaient un pic d’activité pour les organisateurs de mariages. Cette année, la saison estivale s’est déroulée dans une ambiance morose. « Nous assistons à un recul inédit du nombre de célébrations », confie Ali Zouhri, vice-président de la Fédération, pointant une baisse de fréquentation et une diminution des événements organisés.

Les séquelles de la pandémie

La crise sanitaire a laissé une empreinte profonde. Le mariage marocain, autrefois symbole de rassemblement et de convivialité, a vu ses codes évoluer. Les familles privilégient désormais des réceptions intimes, limitées à un cercle restreint d’invités. Une tendance qui, selon les professionnels, traduit une transformation culturelle durable.

Inflation et baisse du pouvoir d’achat

Au-delà des changements sociaux, les contraintes économiques pèsent lourdement. L’inflation généralisée a entraîné une hausse des coûts liés aux services, à la restauration et à la location des espaces. Face à cette flambée, de nombreux couples réduisent leurs dépenses, reportent leur union, ou renoncent tout simplement à organiser une grande fête.

L’absence de la diaspora et la concurrence illégale

Autre difficulté : la baisse de fréquentation des Marocains résidant à l’étranger, qui constituaient jadis un levier économique majeur pendant l’été. Parallèlement, la prolifération de mariages dans des villas ou domaines privés exploités sans autorisation accentue la crise. Ces pratiques informelles, souvent dépourvues de garanties de sécurité, fragilisent davantage les acteurs formels du secteur.

Un appel au sursaut

La Fédération appelle les autorités à renforcer le contrôle pour lutter contre la concurrence illégale et protéger une profession qui emploie des milliers de personnes. « Le mariage marocain fait partie intégrante de notre culture. Il ne peut disparaître », insiste Zouhri, tout en exprimant l’espoir d’un redressement futur.

Reste à savoir si le secteur saura s’adapter à ces nouvelles réalités, entre contraintes économiques, évolutions sociétales et impératif de préserver une tradition profondément ancrée dans l’identité marocaine.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.