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Travailleuses domestiques au Maroc : indispensables mais toujours précarisées

Samedi 27 Septembre 2025 - 17:00
Par: Naji khaoula
Travailleuses domestiques au Maroc : indispensables mais toujours précarisées

Au Maroc, le contraste est saisissant : bien que les travailleuses domestiques occupent une place essentielle dans l’organisation de milliers de foyers, leur situation reste marquée par une précarité chronique. Depuis 2020, la loi impose leur immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pourtant, seuls 7 219 travailleurs sont déclarés, un chiffre dérisoire qui reflète l’ampleur de l’informalité et illustre ce que le Roi Mohammed VI avait qualifié de risque d’un « Maroc à deux vitesses ».

Une contribution invisible mais vitale

Derrière chaque foyer qui fonctionne au quotidien, il y a souvent une employée de maison. Nettoyer, cuisiner, garder les enfants ou accompagner les personnes âgées : ces femmes participent directement à l’éducation et au bien-être de générations entières. Mais cette contribution reste invisibilisée et très rarement valorisée.

Ilham, une aide ménagère à Casablanca, témoigne : « Je travaille depuis trois ans chez une famille, trois fois par semaine, pour 700 dirhams. Le reste du temps, je fais des ménages ailleurs. Je ne suis pas déclarée à la CNSS, mais je n’ai jamais réclamé mes droits ». Comme beaucoup d’autres, elle considère sa situation supportable tant qu’elle est jeune et sans enfants, tout en reconnaissant que la majorité des travailleuses doivent subvenir seules aux besoins de leur famille.

Une loi encore trop théorique

La loi 19-12, entrée en vigueur pour encadrer le travail domestique, fixe des règles en matière de salaires, de repos, de congés ou encore d’âge minimum d’embauche. Mais sur le terrain, son application reste très limitée.
« Quelles mesures concrètes accompagnent cette loi ? Est-ce que des inspecteurs contrôlent réellement les foyers ? », s’interroge Bouchra Abdou, présidente de l’Association Tahadi pour l’Égalité et la Citoyenneté (ATEC).

Selon elle, de nombreuses travailleuses cumulent plusieurs fonctions gouvernante, cuisinière, nounou, voire infirmière pour des salaires souvent inférieurs au SMIG. L’association plaide pour une charte nationale du travail domestique qui définirait clairement les droits et obligations de chaque partie.

Des vies marquées par l’abus et l’injustice

Les témoignages recueillis par ATEC sont édifiants. Une sexagénaire, employée toute sa vie par une famille casablancaise, a été renvoyée avec une maigre indemnité, après avoir élevé les enfants aujourd’hui installés à l’étranger. Un scénario qui illustre l’absence de reconnaissance et de protection pour celles qui consacrent leur existence au service des autres.

Le problème ne se limite pas aux employées fixes. Des milliers de femmes travaillent au jour le jour, sans employeur stable, totalement en marge du système légal. En cas d’accident de travail, aucune couverture sociale ne leur est garantie.

Hébergements indignes et urgence d’agir

À cela s’ajoutent des conditions d’hébergement parfois inhumaines : certaines aides ménagères dorment dans des cuisines, des terrasses insalubres ou des espaces exigus et non adaptés.

Pour Bouchra Abdou, la réforme du secteur est urgente : « Il faut encadrer strictement ce métier, renforcer les inspections et garantir à ces femmes des conditions dignes, une protection sociale et une reconnaissance à la hauteur de leur rôle ».


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