Maroc-Iran : entre dialogue prudent et méfiance persistante
Depuis la fin de la guerre Iran-Irak et le décès de Rouhollah Khomeini en 1989, les relations entre le Maroc et l’Iran ont connu des hauts et des bas, marquées par une méfiance persistante malgré plusieurs tentatives de rapprochement.
Les premiers signes d’ouverture sont apparus au début des années 1990, lorsque des diplomates iraniens ont évoqué un héritage religieux commun pour renouer le dialogue. Les relations diplomatiques ont été officiellement rétablies en 1991 lors du sommet de l’OCI à Dakar. Cependant, la confiance n’a jamais été totalement rétablie, laissant planer un climat de prudence.
Sous le règne du roi Mohammed VI, le Maroc a cherché à entretenir un engagement mesuré avec Téhéran. Le Premier ministre Abderrahman Youssoufi s’est rendu en Iran en 2001, et plusieurs visites parlementaires ont eu lieu, notamment celle de l’ancien député iranien Hassan Rouhani en mars 1999, suivie en novembre par le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri. Ces échanges ont permis un rapprochement timide au cours des années 2000.
Cependant, en 2009, Rabat a rompu une nouvelle fois les relations diplomatiques après qu’un responsable iranien a qualifié Bahreïn de « quatorzième province iranienne » et face à des preuves croissantes de tentatives d’influence religieuse pour propager le chiisme au Maroc, perçues comme une menace pour l’identité religieuse du royaume. Une brève réconciliation a suivi l’accord nucléaire iranien de 2015, mais elle est restée de courte durée, illustrant la fragilité de cette relation.
Aujourd’hui, les relations entre le Maroc et l’Iran demeurent prudentes, reflétant à la fois un héritage historique complexe et des inquiétudes persistantes liées à la souveraineté religieuse et à la stabilité régionale.
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