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Viande rouge et poisson : faut-il plafonner les prix durant le Ramadan ?
À l’approche du mois sacré du Ramadan, la flambée des prix de la viande rouge et du poisson suscite une vive inquiétude parmi les consommateurs marocains. Face à cette situation, Bouazza Kharrati, président de la Fédération marocaine des droits des consommateurs (FMDC), appelle les autorités à plafonner ces prix pour garantir un accès équitable à ces denrées essentielles.
Une hausse des prix difficile à justifier
Chaque année, le Ramadan entraîne une augmentation de la demande en produits alimentaires, mais les hausses actuelles dépassent largement les tendances habituelles. Selon Kharrati, le problème réside principalement dans la chaîne d’approvisionnement, où une multiplication des intermédiaires contribue à une inflation artificielle des prix. Les consommateurs se retrouvent ainsi pénalisés, tandis que certains acteurs du marché en tirent profit.
Le secteur du poisson illustre parfaitement cette dérégulation. Bien que les prix aux halles de gros soient relativement bas, ils grimpent de manière excessive au fil des transactions successives entre mareyeurs, grossistes et détaillants. Cette structure commerciale favorise la spéculation et empêche les ménages marocains d’accéder à un produit pourtant abondant dans le pays.
Des mesures jugées insuffisantes
En ce qui concerne la viande rouge, l’importation décidée par le gouvernement pour réguler le marché n’a eu qu’un impact limité. Avec une couverture estimée à seulement 11 % des besoins nationaux, ces importations ne suffisent pas à stabiliser les prix. De plus, une concurrence déséquilibrée entre la viande importée, exonérée de taxes, et la production locale, soumise à diverses charges, ne permet pas de faire baisser les coûts pour les consommateurs.
Face à ces constats, la FMDC plaide pour une intervention plus ferme de l’État afin de limiter les abus et d’assurer un marché plus équitable.
Une réglementation temporaire possible
Le plafonnement des prix, bien que perçu comme une mesure contraire à l’économie de marché, pourrait être justifié par les dispositions légales en vigueur. L’article 4 de la loi 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence permet, en effet, à l’État d’intervenir en cas de hausse anormale des prix due à des circonstances exceptionnelles. Or, le contexte actuel, marqué par une spéculation accrue et une pression financière sur les ménages, semble répondre à ces critères.
À quelques jours du début du Ramadan, l’urgence d’une action gouvernementale se fait ressentir. Pour les défenseurs des droits des consommateurs, il ne s’agit pas seulement d’une question de régulation du marché, mais d’un impératif social et économique visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
Si l’État choisit d’intervenir en plafonnant les prix, il devra toutefois veiller à ne pas déséquilibrer davantage le marché ni décourager les producteurs et commerçants. Une approche concertée impliquant les acteurs du secteur semble donc essentielle pour garantir un accès juste et raisonnable à ces denrées essentielles durant cette période cruciale pour les consommateurs marocains.
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