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La « Tramdina » pendant le Ramadan : entre jeûne et tensions sociales
Le Ramadan, mois sacré de spiritualité et de partage, est paradoxalement marqué par une recrudescence de tensions et de comportements agressifs, souvent désignés sous le terme de « Tramdina ». Cette augmentation de la violence pendant cette période soulève des questions : le jeûne, l’arrêt du tabac ou d’autres substances sont-ils les seuls responsables de ces comportements ? Pour mieux comprendre ce phénomène, nous avons recueilli les témoignages de citoyens.
Le jeûne : un facteur de stress ?
Le jeûne, pilier central du Ramadan, implique une abstinence totale de nourriture, de boisson, de tabac et parfois de médicaments de l’aube au coucher du soleil. Pour certains, cette privation peut engendrer un stress physiologique et psychologique, se traduisant par de l’irritabilité, voire de l’agressivité. « Le manque de sucre, de caféine ou de nicotine peut effectivement influencer l’humeur », explique Samira, une habitante de Kenitra. « On se sent plus à vif, surtout en fin de journée. »
Les tensions sociales exacerbées
Les témoignages de citoyens mettent en lumière d’autres facteurs contribuant à la Tramdina. « Pendant le Ramadan, tout le monde est à fleur de peau », raconte Karim, un jeune père de famille. « Entre les disputes dans les transports en commun et les altercations dans les marchés, l’ambiance peut vite devenir électrique. » La fatigue due aux nuits courtes, les obligations familiales et les préparatifs des repas de l’Iftar ajoutent une pression supplémentaire, créant un terrain propice aux conflits.
Le rôle du contexte socio-économique
Le contexte socio-économique joue également un rôle dans l’émergence de la Tramdina. « Les dépenses supplémentaires liées aux repas de l’Iftar et aux préparatifs des fêtes peuvent peser lourd sur les budgets déjà serrés », explique Fatima, une mère de deux enfants. « Cela crée un climat de tension, surtout pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. »
Des solutions pour apaiser les esprits
Pour atténuer ces comportements agressifs, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Une meilleure gestion du stress, par la méditation ou des activités relaxantes, peut aider à canaliser les émotions. Par ailleurs, une sensibilisation aux valeurs de patience et de tolérance, inhérentes au Ramadan, pourrait contribuer à réduire les tensions.
Enfin, il est essentiel de ne pas stigmatiser le jeûne comme unique cause de la Tramdina. Comme le rappelle Samira, « le Ramadan est avant tout une période de spiritualité et de solidarité. Comprendre les causes profondes de ces tensions permet de mieux les prévenir et de vivre ce mois sacré dans la sérénité. »
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