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Fraude à Béziers : une fonctionnaire accusée de trafic de titres de séjour
Le 9 avril 2025, un procès très attendu se tiendra à Béziers, où une fonctionnaire de la sous-préfecture de la ville est accusée d’avoir délivré des titres de séjour de manière frauduleuse à des ressortissants marocains. Cette affaire, qui a secoué les institutions locales, révèle l’implication d’une jeune fonctionnaire de 32 ans et de plusieurs individus, y compris son concubin, dans un réseau de corruption et d’aide au séjour irrégulier.
L’affaire a commencé en juin 2024 lorsque la préfecture de l’Hérault et le parquet de Toulouse ont alerté les autorités sur des irrégularités concernant la délivrance de titres de séjour. Après une enquête de 18 mois, il a été révélé que la fonctionnaire avait manipulé 41 dossiers suspects entre 2022 et 2023, utilisant des codes administratifs réservés aux préfets et sous-préfets pour faciliter la fraude.
Les accusations sont graves : la fonctionnaire est poursuivie pour corruption passive, fourniture frauduleuse de documents administratifs, et aide au séjour irrégulier en bande organisée. Elle risque jusqu’à 10 ans de prison et un million d'euros d'amende, ainsi que l’interdiction de toute fonction publique.
Le réseau, dirigé par la fonctionnaire et son entourage, incluait son concubin, qui a avoué avoir touché des commissions allant de centaines à 20.000 euros par dossier. En tout, environ 180.000 euros ont été versés aux intermédiaires chargés de trouver des candidats pour ces titres de séjour. Sur les 41 bénéficiaires identifiés, certains ont confirmé avoir payé des sommes considérables pour obtenir des documents officiels, tandis que d’autres ont nié avoir versé de l'argent.
Les enquêteurs ont également saisi des biens d'une valeur de près de 120.000 euros, potentiellement destinés à la confiscation. Le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, a exprimé sa satisfaction concernant l’enquête, précisant que des mesures seraient prises pour annuler les titres de séjour frauduleux délivrés.
Les quatre autres accusés, y compris des proches du concubin, seront jugés pour corruption active et aide au séjour irrégulier en bande organisée. Ils risquent eux aussi jusqu’à 10 ans de prison.
Cette affaire met en lumière les failles du système administratif, qui, dans certains cas, peut être exploité pour faciliter des pratiques illégales. Le procès prévu le 9 avril pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la fraude administrative et la corruption dans les services publics.
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