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À Aïn Sebaâ, Casablanca face à une crise de gouvernance persistante

Mercredi 25 Juin 2025 - 12:30
Par: Naji khaoula
À Aïn Sebaâ, Casablanca face à une crise de gouvernance persistante

Au nord de Casablanca, l’arrondissement d’Aïn Sebaâ traverse une période de crise profonde, mêlant inertie politique, dysfonctionnements administratifs et exécution chaotique des projets publics. Malgré des enveloppes budgétaires conséquentes allouées entre 2022 et 2025, peu d’avancées tangibles ont été enregistrées, alimentant le malaise chez les habitants et relançant les interrogations sur les responsabilités de l’autorité de tutelle, notamment du wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia.

Le conseil d’arrondissement à l’arrêt

Le constat d’un conseil d’arrondissement paralysé ne fait plus débat. Les tensions politiques internes, conjuguées à une absence de représentativité réelle, ont plongé l’administration locale dans un quasi-immobilisme. Plusieurs missions d’inspection, dont celle menée par l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT), ont relevé des anomalies sérieuses, sans qu’aucune suite concrète n’ait été donnée à ce jour.

L’exemple le plus criant reste la gestion du budget alloué à Aïn Sebaâ : plus de 100 millions de dirhams investis, mais peu de réalisations probantes. Un bassin d’eau qualifié abusivement de « piscine municipale » illustre cette dérive. Construit sans autorisation, il est jugé dangereux pour les enfants, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire. D’autres infrastructures, comme des terrains de proximité, ont été édifiés sans conformité légale, et demeurent aujourd’hui inaccessibles.

Un front de mer sous le feu des critiques

Le projet phare du front de mer d’Aïn Sebaâ, censé symboliser la redynamisation du littoral casablancais, s’est transformé en objet de scandale. Lors d’une visite de terrain conduite par le wali Mohamed Mhidia, le gouverneur Mohamed Taous et la maire de Casablanca, Nabila Rmili, de graves manquements techniques ont été relevés. Malgré un taux d’achèvement officiel de 95 %, les autorités ont refusé de réceptionner les travaux, en raison de finitions défaillantes, de l’absence de dispositifs de sécurité et de lacunes dans la conception des infrastructures sportives.

Le projet, porté par Casablanca Aménagement et financé à hauteur de 70 millions de dirhams, fait aujourd’hui l’objet d’une large contestation sur les réseaux sociaux. Des milliers d’internautes dénoncent une « corniche falsifiée », incarnant selon eux la déconnexion entre les annonces institutionnelles et la réalité vécue sur le terrain.

Le parc zoologique, un chantier sans fin

Lancé il y a plus de dix ans, le parc zoologique d’Aïn Sebaâ n’en finit pas de décevoir. Présenté à l’origine comme un futur pôle écologique et touristique de Casablanca, le projet peine à sortir de terre. Une récente inspection technique a mis en lumière des déficiences majeures : absence d’espaces familiaux, installations d’accueil incomplètes, et manque de considération pour le bien-être animal.

L’entreprise en charge, Dream Village, a été officiellement mise en demeure. Et bien que 80 % des animaux prévus pour le site aient été transférés pour la phase de quarantaine, aucune date d’ouverture n’a encore été annoncée.

Une crise symptomatique d’un malaise plus large

Pour de nombreux observateurs, la situation d’Aïn Sebaâ dépasse le cadre local. Elle révèle les limites du modèle de gouvernance urbaine mis en place à Casablanca, où la superposition des compétences entre les différents échelons administratifs nuit à l’efficacité de l’action publique. La gestion fragmentée, l’absence de reddition des comptes et le manque de coordination entre les acteurs locaux aggravent un climat déjà plombé par la désillusion citoyenne.

Le discours du roi Mohammed VI, prononcé le 13 octobre 2023, avait mis en lumière les « graves carences » dans la gestion de la métropole économique du Royaume. Le cas d’Aïn Sebaâ en est aujourd’hui l’illustration la plus flagrante : un territoire stratégique, à fort potentiel, englué dans des inerties structurelles et des échecs répétés. Face à cette situation, l’État est désormais attendu au tournant pour rétablir l’ordre, la transparence et la crédibilité de l’action publique dans cette partie névralgique de Casablanca.


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