Affaire Houris : Kamel Daoud relaxé dans la procédure en diffamation à Paris
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu mardi une décision favorable à Kamel Daoud dans l’une des procédures liées à la controverse autour de son roman Houris, récompensé par le prix Goncourt 2024. Le romancier franco-algérien a été relaxé des accusations de diffamation formulées par Saâda Arbane, qui lui reproche d’avoir repris son histoire personnelle pour construire son œuvre.
La justice écarte l’accusation de diffamation
Au cœur de la procédure se trouvait une déclaration faite par Kamel Daoud dans une interview accordée au Figaro en avril 2025.
L’écrivain y évoquait la possibilité qu’une plainte puisse être déposée contre lui en France, sans citer directement Saâda Arbane. Cette dernière estimait néanmoins que les propos la désignaient suffisamment pour constituer une diffamation.
Le tribunal correctionnel de Paris n’a pas retenu cet argument.
Dans son jugement, la juridiction estime que la plaignante « n’est pas identifiable dans le propos qu’elle poursuit » et qu’elle n’apporte pas la preuve que des tiers auraient pu l’identifier à partir de cette déclaration.
Une affaire liée au roman Houris
La procédure s’inscrit dans une controverse plus large autour de Houris, roman dans lequel Kamel Daoud revient sur les violences de la décennie noire en Algérie.
Saâda Arbane, âgée de 32 ans et originaire d’Oran, affirme que l’auteur s’est inspiré de sa propre histoire. Rescapée d’un massacre durant cette période, elle avait également été suivie par l’épouse de Kamel Daoud, psychiatre.
L’écrivain conteste les accusations de pillage de son histoire et nie avoir reproduit directement son récit.
Des procédures toujours en cours
La relaxe prononcée à Paris ne met pas fin à l’ensemble du contentieux opposant les deux parties.
Saâda Arbane a également engagé des démarches judiciaires en France et en Algérie concernant les accusations liées à Houris. Ces procédures sont toujours en cours.
La décision rendue mardi concerne donc spécifiquement les poursuites en diffamation engagées à la suite des propos publiés dans Le Figaro.
La plaignante condamnée à indemniser Kamel Daoud
Le tribunal a par ailleurs considéré que les poursuites engagées étaient « manifestement infondées ».
Saâda Arbane a ainsi été condamnée à verser un euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud, au titre du préjudice moral. Une somme de 1 500 euros doit également être versée à Marc Feuillée, directeur de la publication du Figaro, pour le préjudice moral retenu par la juridiction.
Une décision qui ne tranche pas le débat autour du livre
Cette relaxe constitue une étape judiciaire importante pour Kamel Daoud, mais elle ne règle pas pour autant la controverse née autour de Houris.
Le jugement porte sur la qualification juridique des propos poursuivis et sur leur caractère identifiable comme visant Saâda Arbane. Les autres procédures engagées en France et en Algérie devront, elles, suivre leur propre cours.
L’affaire continue ainsi de se situer à la croisée de la littérature, de la mémoire de la décennie noire algérienne et des questions juridiques liées à l’utilisation d’une histoire personnelle dans une œuvre de fiction.
-
21:00
-
20:45
-
20:30
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:19
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:39
-
16:30
-
16:20
-
16:15
-
16:15
-
16:07
-
16:04
-
16:00
-
16:00
-
15:56
-
15:50
-
15:49
-
15:45
-
15:45
-
15:36
-
15:35
-
15:30
-
15:27
-
15:19
-
15:19
-
15:19
-
15:15
-
15:04
-
15:02
-
15:00
-
15:00
-
14:54
-
14:48
-
14:45
-
14:30
-
14:24
-
14:15
-
14:04
-
13:44
-
13:31
-
13:15
-
13:09
-
12:44
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:51
-
11:45
-
11:45
-
11:36
-
11:36
-
11:30
-
11:15
-
11:07
-
11:00
-
10:45
-
10:30
-
10:15
-
10:09
-
09:44
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
08:45
-
08:30
-
08:23
-
08:15
-
08:10
-
08:00
-
07:54
-
07:50
-
07:45
-
07:30
-
07:15
-
07:00
-
06:52
-
06:28
-
23:44
-
23:30
-
23:15
-
23:09
-
22:43
-
22:31
-
22:15
-
22:02
-
21:45
-
21:30
-
21:15