Approvisionnement en carburants et gaz butane : des tensions localisées ravivent les inquiétudes
Des difficultés d’approvisionnement en carburants et en gaz butane ont été signalées ces derniers jours dans certains points de distribution à travers le Royaume. En toile de fond : une combinaison de perturbations portuaires, de ralentissements du transport routier et d’épisodes météorologiques défavorables, qui ont fragilisé une chaîne logistique déjà mise à l’épreuve.
La question s’est invitée dans le débat public après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de plusieurs témoignages faisant état de stations-service temporairement à sec dans certaines zones. Une vidéo largement partagée, montrant des files d’attente et des pompes à l’arrêt, a contribué à nourrir l’inquiétude des consommateurs, notamment dans les régions récemment touchées par des inondations.
Au Parlement, le sujet a également été soulevé. La députée Fatima Tamni, membre de la Fédération de la gauche démocratique, a adressé une question écrite à la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, alertant sur des pénuries ponctuelles observées dans quelques points de vente. Elle évoque notamment l’impact de la houle sur l’accès des navires aux ports, les difficultés d’accostage et de déchargement dans des plateformes stratégiques comme Jorf Lasfar, Mohammedia ou Tanger Med, ainsi que des dysfonctionnements dans la distribution intérieure.
Selon un professionnel du secteur, qui a requis l’anonymat, « des tensions réelles sont constatées sur le terrain, même si elles restent circonscrites et évoluent rapidement d’une région à l’autre ». D’après cette source, la situation s’explique avant tout par des contraintes logistiques inhabituelles : retards à l’arrivée des cargaisons, ralentissement des opérations portuaires et perturbations du transport terrestre. Plusieurs axes routiers ont en effet été endommagés ou temporairement fermés après les intempéries, compliquant l’acheminement des produits vers l’intérieur du pays.
Ces difficultés viennent s’ajouter à une congestion portuaire déjà perceptible dans certains hubs, où les délais de traitement des navires et le stockage prolongé des marchandises peuvent avoir un effet domino sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Pour des produits stratégiques comme les hydrocarbures et le gaz butane, le moindre retard se répercute rapidement jusqu’au consommateur final.
Interpellée à plusieurs reprises sur la sécurité énergétique, la ministre Leila Benali a récemment rappelé devant la Chambre des conseillers que son département accompagne les initiatives du secteur privé destinées à renforcer les capacités nationales de stockage des produits pétroliers. L’ambition affichée est d’atteindre environ 1,8 million de mètres cubes à l’horizon 2030, afin d’améliorer la résilience face aux chocs conjoncturels. Aujourd’hui, le niveau du stock de sécurité demeure limité et dépasse difficilement un mois de consommation.
Si les autorités assurent suivre la situation de près, ces épisodes mettent en lumière la vulnérabilité de la chaîne logistique énergétique face aux aléas climatiques et aux contraintes infrastructurelles. Ils relancent aussi le débat sur la nécessité d’accélérer les investissements dans le stockage, la modernisation portuaire et la diversification des voies d’approvisionnement, pour garantir une meilleure continuité de service en période de crise.
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