Barrages au Maroc : une accélération historique des chantiers hydrauliques
Le Maroc poursuit à un rythme soutenu le développement de ses infrastructures hydrauliques, avec la livraison annoncée de plusieurs barrages majeurs en moins d’une année. Cette dynamique illustre la volonté des autorités de renforcer la sécurité hydrique du pays face aux défis climatiques et à la pression croissante sur les ressources en eau.
Après la mise en service du barrage Sidi Abbou au début du mois d’avril, d’autres ouvrages stratégiques suivront rapidement. Le barrage Beni Azimane devrait être livré en novembre, tandis que celui de Kheng Grou est attendu avant la fin de l’année. Plus marquant encore, le barrage Tamri, initialement prévu pour 2029, verra son achèvement avancé à mai 2026, témoignant d’une accélération notable des travaux.
Cette cadence soutenue s’inscrit dans une stratégie globale visant à anticiper les besoins futurs en eau, notamment dans un contexte de sécheresses récurrentes. Le programme prévoit également le lancement de nouveaux projets structurants. Parmi eux, le barrage Tfer, considéré comme prioritaire pour l’année 2026, viendra compléter le dispositif hydraulique existant avec une capacité de stockage importante et un investissement conséquent.
Plusieurs régions du pays bénéficieront de ces nouveaux aménagements. Dans la province de Chefchaouen, deux barrages sont programmés : Dar Mimoun et Ali Thailate, destinés à renforcer l’approvisionnement en eau et à soutenir les activités agricoles locales. D’autres projets sont également prévus à Khénifra avec le barrage Sidi Ammar, ainsi qu’à Figuig avec le barrage Falit.
Parallèlement aux grands ouvrages, un programme ambitieux de petits barrages est en cours. Il prévoit la réalisation de 36 structures supplémentaires, destinées à améliorer la gestion locale de l’eau, notamment dans les zones rurales.
Aujourd’hui, le réseau hydraulique national comprend 156 grands barrages, auxquels s’ajoutent de nombreux barrages de taille moyenne et des stations de dessalement. L’ensemble de ces infrastructures joue un rôle crucial dans l’irrigation de vastes superficies agricoles et dans la production d’énergie hydraulique.
À travers ces investissements, le Maroc confirme son engagement à sécuriser ses ressources en eau tout en soutenant son développement économique et agricole. Cette politique proactive pourrait s’avérer déterminante dans les années à venir, face aux incertitudes liées aux changements climatiques.
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