La FIFA dénonce une campagne visant à fragiliser Gianni Infantino
La Fédération internationale de football association (FIFA) monte au créneau pour défendre son président Gianni Infantino, alors que ce dernier fait face à une série de critiques et de controverses. Dans un communiqué, l’instance mondiale du football dénonce un « effort concerté et continu » visant, selon elle, à affaiblir l’organisation et son dirigeant.
La FIFA affirme que plusieurs informations récemment publiées contiennent des accusations qu’elle considère comme insuffisamment étayées, voire inexactes. Sans identifier précisément les publications visées, l’instance assure vouloir distinguer les critiques légitimes des attaques qu’elle juge infondées.
Des accusations liées à la période de l’UEFA
Cette prise de position intervient après la publication d’un article du quotidien britannique The Telegraph consacré au parcours de Gianni Infantino lorsqu’il occupait le poste de secrétaire général de l’Union des associations européennes de football (UEFA).
Le journal britannique rapporte des accusations de favoritisme concernant une ancienne employée de l’UEFA avec laquelle Gianni Infantino aurait entretenu une relation personnelle. Selon ces informations, cette salariée aurait bénéficié d’une évolution professionnelle favorable ainsi que d’un versement financier lors de son départ de l’organisation.
Le dossier évoque également la prise en charge de frais liés à une formation de type MBA dans une école de commerce. Les éléments rapportés par le quotidien britannique ont toutefois suscité une réponse de l’UEFA.
L’organisation européenne a reconnu qu’un paiement avait été effectué au moment du départ de l’employée concernée et que des frais de formation avaient également été réglés. L’UEFA affirme néanmoins que ces opérations respectaient les règles applicables à l’époque aux membres du personnel quittant l’organisation.
La FIFA défend le principe d’un examen critique
Face aux accusations, la FIFA affirme ne pas s’opposer à un examen indépendant et critique de sa gouvernance. L’instance estime toutefois que les débats publics doivent s’appuyer sur des faits vérifiables et refuse ce qu’elle décrit comme une présentation déformée de la réalité.
La fédération internationale considère par ailleurs que certaines controverses pourraient détourner l’attention des réformes et des initiatives qu’elle affirme avoir engagées sous la direction de Gianni Infantino.
Cette défense intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le président de la FIFA, qui doit briguer un nouveau mandat lors de la prochaine élection à la tête de l’instance.
Le projet d’ouverture aux investisseurs au cœur des tensions
Gianni Infantino traverse depuis plusieurs semaines une période de forte contestation. La polémique s’est notamment intensifiée après la révélation d’un projet visant à ouvrir davantage la FIFA à des investisseurs privés.
Le projet a finalement été abandonné à la fin du mois de juillet, mais son retrait n’a pas suffi à apaiser les relations entre la FIFA et certaines fédérations membres.
L’UEFA figure parmi les principales organisations à avoir exprimé ses réserves. La confédération européenne a notamment maintenu la possibilité d’un boycott des prochaines Coupes du monde si ses préoccupations concernant la gouvernance de la FIFA ne sont pas prises en compte.
La Norvège réclame le départ d’Infantino
La contestation dépasse également le cadre des institutions européennes. La Fédération norvégienne de football, qui critique depuis plusieurs années certaines orientations de la FIFA, a appelé Gianni Infantino à quitter ses fonctions.
Sa présidente, Lise Klaveness, s’est ainsi prononcée publiquement en faveur d’une démission du président de l’instance mondiale.
Cette nouvelle prise de position illustre les divisions qui persistent autour de la gouvernance du football international, alors que Gianni Infantino cherche à conserver la direction de la FIFA.
La FIFA insiste sur la légitimité du mandat
Malgré les critiques, la FIFA rappelle que son président a été élu par les associations membres de l’organisation. Elle affirme que le mandat de Gianni Infantino demeure pleinement valide et que l’instance entend respecter ses statuts ainsi que ses mécanismes électoraux.
La fédération internationale assure également qu’elle ne permettra pas qu’un processus électoral soit influencé par des démarches contraires à ses règles de gouvernance.
À l’approche de la prochaine élection présidentielle, les tensions autour de la gouvernance de la FIFA pourraient donc continuer à s’intensifier. Le débat devrait désormais porter autant sur le bilan de Gianni Infantino que sur les conditions dans lesquelles sera organisée la prochaine échéance électorale.
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