Déficit de liquidité bancaire au Maroc : un nouveau record et les réponses de BAM
Le déficit de liquidité bancaire au Maroc continue de se creuser, atteignant 138,8 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2023. Ce chiffre, en hausse de 44 MMDH sur une année, reflète une pression croissante sur le marché monétaire national. Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib (BAM) maintient ses efforts pour réguler les flux financiers et stabiliser les taux interbancaires.
Des interventions ciblées pour stabiliser le marché
Face à ce creusement du déficit, BAM a légèrement réduit ses injections hebdomadaires de liquidités à travers les avances à 7 jours, passant de 63,5 MMDH à 63 MMDH. Ces interventions visent à maintenir les taux interbancaires autour du taux directeur, fixé à 2,75%.
En parallèle, l’indice MONIA (Moroccan Overnight Index Average), principal baromètre des taux monétaires au jour le jour, a légèrement reculé d’un point de base, s’établissant à 2,71% pour la semaine allant du 8 au 14 novembre.
Des opérations à long terme stables
Les opérations monétaires à plus long terme, notamment les pensions livrées et les prêts garantis, se sont maintenues à un niveau stable, avoisinant les 89 MMDH. Cette stabilité témoigne d’un certain équilibre dans les instruments à maturité prolongée, malgré les tensions sur les liquidités à court terme.
Le rôle actif du Trésor public
Le Trésor marocain joue également un rôle actif dans la régulation des excédents de liquidité. Selon la note d’Attijari Global Research (AGR), l’encours moyen des placements à blanc et avec prise en pension du Trésor a considérablement augmenté, passant de 11,8 MMDH à 16,8 MMDH en une semaine. Cette stratégie vise à optimiser la gestion des excédents de trésorerie, tout en soutenant le marché monétaire.
Enjeux et perspectives
Le creusement du déficit de liquidité bancaire au Maroc soulève des questions sur les défis structurels du secteur financier, notamment la dépendance accrue aux interventions de BAM. Si ces actions permettent de maintenir une stabilité relative des taux interbancaires, elles mettent en évidence la nécessité d’un rééquilibrage durable des flux monétaires dans l’économie.
Dans les mois à venir, l’évolution des taux directeurs, la politique budgétaire et la gestion des excédents de trésorerie seront des leviers clés pour gérer cette situation. Les experts estiment que les pressions sur la liquidité pourraient persister, en raison d’un environnement économique mondial incertain et des dynamiques locales spécifiques.
Le déficit de liquidité bancaire au Maroc atteint un niveau record, mais les mécanismes de régulation en place, pilotés par Bank Al-Maghrib et le Trésor, offrent une réponse proactive. Toutefois, à long terme, des solutions structurelles seront nécessaires pour réduire cette dépendance et assurer une stabilité durable du marché financier marocain.
-
11:00
-
10:50
-
10:45
-
10:45
-
10:45
-
10:36
-
10:30
-
10:29
-
10:29
-
10:27
-
10:18
-
10:15
-
10:06
-
10:00
-
09:48
-
09:44
-
09:40
-
09:32
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
08:57
-
08:45
-
08:45
-
08:30
-
08:29
-
08:23
-
08:17
-
08:15
-
08:05
-
08:01
-
08:00
-
23:45
-
23:30
-
23:15
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:00
-
21:45
-
21:30
-
21:15
-
21:00
-
20:45
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:15
-
16:00
-
15:45
-
15:33
-
15:15
-
15:00
-
14:45
-
14:30
-
14:15
-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:15
-
13:00
-
12:45
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:45
-
11:30
-
11:15