Espagne : un mort et plusieurs blessés dans un accident ferroviaire
Un nouveau drame ferroviaire a frappé l’Espagne mardi soir, faisant un mort et cinq blessés graves, seulement deux jours après la tragédie d’Adamuz, en Andalousie, où au moins 42 personnes ont perdu la vie et plus de 120 ont été blessées.
Le train de banlieue, en direction de Barcelone, a percuté des débris provenant de l’effondrement d’un mur de soutènement près de Gelida, à environ 40 kilomètres de la capitale catalane. Selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, cet effondrement a été causé par une tempête accompagnée de fortes pluies qui ont touché une grande partie de la région.
La ministre de l’Intérieur de Catalogne, Nuria Parlon, a précisé qu’une personne avait été tuée et 37 autres prises en charge par les secours, dont cinq grièvement blessées. La victime décédée serait le conducteur du train, selon les médias locaux, et la plupart des blessés se trouvaient dans le wagon de tête, fortement endommagé, a indiqué le responsable des pompiers catalans, Claudi Gallardo.
Une tragédie en pleine période de deuil
Cet accident survient alors que l’Espagne est encore sous le choc après le drame d’Adamuz, près de Cordoue. Mardi marquait le premier jour d’un deuil national de trois jours. Le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus sur place pour présenter leurs condoléances aux familles et soutenir les rescapés. Ils ont également visité l’hôpital Reina Sofía de Cordoue, où certains blessés sont soignés.
Actuellement, 37 personnes restent hospitalisées, dont quatre enfants et neuf adultes en soins intensifs. Les opérations de secours se poursuivent sur le site, où les équipes continuent de rechercher d’éventuelles victimes. Mardi, le corps d’une 42ᵉ victime a été retrouvé par les autorités andalouses.
Une possible rupture de rail à l’origine de l’accident
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a indiqué que le bilan définitif pourrait atteindre 43 morts, correspondant au nombre de personnes portées disparues. L’enquête préliminaire se concentre sur une rupture de rail de plus de 30 cm détectée au niveau du site de l’accident.
Le quotidien espagnol El Mundo, citant des techniciens ayant accès à l’enquête, estime que cette rupture pourrait résulter d’une mauvaise soudure ou de la détérioration de celle-ci à cause de l’usure et des conditions climatiques. Le ministre Puente a toutefois précisé qu’il était trop tôt pour déterminer si cette rupture était la cause ou la conséquence du déraillement.
Les trains impliqués circulaient à grande vitesse (plus de 200 km/h) : l’un appartenant à l’opérateur privé Iryo, filiale de Trenitalia, et l’autre à la Renfe, la compagnie nationale. La collision a impliqué plus de 500 passagers. La vitesse n’est pas remise en cause, et l’erreur humaine semble exclue selon le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia.
Adif a annoncé la réduction temporaire de la vitesse sur un tronçon de la ligne Madrid-Barcelone après que des conducteurs ont signalé des anomalies. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a écarté tout acte de sabotage, soulignant qu’aucun élément ne permettait d’envisager cette piste.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une « transparence absolue » et un engagement à faire toute la lumière sur cette nouvelle catastrophe. L’Espagne se souvient encore du déraillement de 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui avait coûté la vie à 80 personnes.
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