Urgent 14:09 Turquie : les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans à partir du 1er novembre 13:46 Discours Royal : Andrew Murrison met en avant le rôle régional croissant du Maroc 13:44 Budget de l’UE : l’Irlande avance un compromis de 141 milliards d’euros d’économies 13:31 L’AMMC lance de nouvelles initiatives pour renforcer l’éducation financière des investisseurs 13:25 AXA Atlantic Africa et l’UM6P s’allient pour accélérer l’innovation en intelligence artificielle 13:09 Fès : un camion de collecte des déchets percute neuf voitures et un triporteur 12:44 Yémen : la coalition menée par l’Arabie saoudite annonce la destruction de 136 cibles houthies 12:30 Publicité numérique : 101 médias français réclament 1,4 milliard d’euros à Meta 12:09 Ouarzazate accueille la 14e édition du Festival national des arts d’Ahwach du 22 au 24 octobre 11:44 Michael Jackson : la célèbre veste de « Thriller » de nouveau aux enchères à Abu Dhabi 11:30 Anthropic : une IA transmet un faux signalement de meurtre à la police de Philadelphie 11:09 Panama : un séisme de magnitude 7,7 provoque des dégâts majeurs et fait 27 blessés 10:59 CAN de futsal 2026 : le Maroc prépare son entrée en lice face à l’Algérie à Rabat 10:49 Fadoua Nfissi : « L’école de demain doit former des jeunes capables d’apprendre tout au long de leur vie » 10:44 Tensions entre Séoul et Kiev : l’affaire des soldats nord-coréens provoque un rappel d’ambassadeur 10:30 Taxe sur le ciment : Ciments du Maroc demande une clarification pour les exportations 10:09 Maroc–États-Unis : l’INRA et la NASDA renforcent leur coopération en recherche agricole 09:51 États-Unis-Liban : Donald Trump lève les restrictions aériennes, vers une reprise des vols directs 09:40 Dirham numérique : Bank Al-Maghrib évalue les opportunités et les risques d’une monnaie digitale 09:30 Sahara marocain : des experts défendent le plan d’autonomie devant la Quatrième Commission de l’ONU 09:03 Donald Trump dénonce une décision « honteuse » après avoir été écarté du prix Nobel de la paix 08:50 Défense : le groupe émirati EDGE explore des possibilités de production locale au Maroc 08:33 Maroc-Ouzbékistan : les Lionnes de l’Atlas signent leur première victoire sous Eric Blahic 08:30 Prévisions météo : averses orageuses et baisse des températures ce samedi 23:34 Addoha prévoit plus de 140 000 logements en Afrique subsaharienne sur dix ans 23:09 Émirats arabes unis : le copilote du vol flydubai vers Tel-Aviv soupçonné d’avoir planifié un attentat-suicide 22:41 Lana Cash accélère le versement des recettes par carte bancaire avec Règlement Express 24H 22:30 Netanyahou invite Flavio Bolsonaro en Israël pour renforcer les relations avec le Brésil 22:09 Oncorad Group renforce sa stratégie médicale avec une nouvelle direction dédiée 21:44 La CAF introduit la VAR dès la phase de groupes de la Ligue des champions et de la Coupe de la CAF 21:31 Youssef Amrani souligne les nouvelles perspectives d’investissement entre le Maroc et les États-Unis 21:09 Swing for Women : une campagne au Maroc pour la santé et les droits des femmes 20:44 Coquillages : interdiction de récolte et de vente dans la zone de Targha-Chmala 20:30 Grand Prix national de la presse 2026 : les candidatures ouvertes jusqu’au 30 octobre 20:09 Standard Chartered vise le marché des actifs numériques à Singapour 19:44 Trafic de stupéfiants à Salé : deux suspects arrêtés avec plus de 3.500 comprimés psychotropes 19:30 Mines au Maroc : la FDIM, la FEDE et iTechBTP s’allient pour renforcer l’employabilité 19:09 Brand Footprint 2026 : Jaouda largement en tête des marques locales au Maroc 18:44 Pluies au Maroc : voici les villes qui ont enregistré les cumuls les plus importants 18:30 Barrages au Maroc : les réserves d’eau gagnent 7,09 millions de m³ en quatre jours 18:13 Saham Bank dévoile une nouvelle application mobile intégrant l’intelligence artificielle 18:03 Mauritanie : la crise des coupures d’électricité précipite la démission du gouvernement 17:44 La SRM-SM et la CGEM Souss-Massa renforcent leur coopération au service des industriels 17:31 Ryanair annonce trois nouvelles liaisons entre Tanger, Marrakech et l’Europe pour l’été 2027 17:09 Agadir prépare le retour du stationnement payant avec 198 parkings concernés 16:44 La BEI mobilise 365 millions d’euros pour renforcer les réseaux routier et ferroviaire du Maroc 16:36 Discours royal au Parlement : SM le Roi Mohammed VI fixe les priorités de la nouvelle législature 16:31 Bank Al-Maghrib publie deux études sur la monnaie digitale et la modélisation économique 16:24 SM le Roi Mohammed VI préside l’ouverture de la première session de la 12e Législature à Rabat 16:15 Tanger Med : le Maroc renforce son avance sur les grands ports méditerranéens 16:09 Chaleur extrême : le Maroc enregistre un record historique pour septembre 2026 15:44 Meknès : 54 monuments historiques réhabilités pour accélérer le développement touristique 15:31 M6 consacre un documentaire de 47 minutes à la transformation de Rabat 15:17 Intelligence artificielle en entreprise : Redouane Mabchour appelle à mesurer la valeur avant d’investir 15:09 Emballages : Smurfit Westrock met en avant ses solutions pour les fruits et légumes frais 14:44 Sahara marocain : une carte du Royaume au centre d’une rencontre militaire maroco-mauritanienne 14:31 Art marocain : la Galerie Banque Populaire accueille neuf artistes du Groupe de Casablanca

Inondations au Maroc : la menace silencieuse de l’érosion des sols

Samedi 07 Mars 2026 - 15:00
Inondations au Maroc : la menace silencieuse de l’érosion des sols

Les récentes inondations survenues dans plusieurs régions du Maroc ont mis en lumière une réalité environnementale souvent ignorée : la vulnérabilité des bassins versants face à l’érosion hydrique. Si les crues attirent l’attention par les dégâts visibles qu’elles causent aux habitations, aux routes ou aux infrastructures, un autre phénomène plus discret mais tout aussi préoccupant se développe en parallèle : la perte progressive des sols et la dégradation du capital naturel.

Dans une étude consacrée à l’impact des pratiques agricoles et de l’expansion urbaine sur la dynamique des sécheresses, le chercheur Mohammed Hlal souligne que les épisodes de pluies intenses accélèrent considérablement l’érosion dans les bassins déjà fragilisés par la pente, la déforestation ou une pression agricole élevée. Selon lui, lors d’événements climatiques extrêmes, le ruissellement rapide transforme les précipitations en un puissant mécanisme de décapage des couches superficielles du sol, transportant vers l’aval d’importantes quantités de sédiments.

Des pertes de sols parfois considérables

À l’échelle nationale, aucun bilan consolidé des pertes de sols après les dernières inondations n’a encore été publié bassin par bassin. Toutefois, plusieurs études scientifiques locales montrent que certaines zones sensibles peuvent perdre des dizaines, voire des centaines de tonnes de terre par hectare chaque année.

Dans des régions montagneuses comme le Haut Atlas, la combinaison de fortes pentes, de pluies orageuses et d’une couverture végétale parfois limitée favorise l’érosion rapide. Ces résultats ne constituent pas une estimation nationale globale, mais ils donnent une idée de l’ampleur du phénomène dans les territoires les plus vulnérables.

Derrière ces volumes de sédiments se cache un enjeu économique important. Après une crue, ce ne sont pas seulement des masses d’eau qui disparaissent : une partie du sol fertile, accumulé sur plusieurs décennies, est également emportée vers les oueds puis vers les barrages.

Un risque accentué par le changement climatique

Selon Mohammed Hlal, l’intensification des épisodes pluvieux liée aux évolutions climatiques joue un rôle déterminant. Lorsque les précipitations deviennent plus concentrées dans le temps, elles provoquent davantage de crues soudaines et de ruissellements violents, principaux moteurs de l’érosion hydrique.

La perte progressive de couverture végétale observée dans certaines zones rurales accentue encore ce phénomène. En l’absence de racines et de matière organique, les sols perdent leur capacité d’absorption, ce qui accélère le ruissellement et augmente le pouvoir érosif de l’eau.

Des régions particulièrement exposées

Le risque d’érosion n’est toutefois pas uniforme sur l’ensemble du territoire marocain. Certaines régions cumulent plusieurs facteurs aggravants : fortes pentes, sols fragiles et pression humaine importante.

Le Rif et le Pré-Rif figurent parmi les zones les plus sensibles, notamment en raison de leurs reliefs abrupts et de la pression croissante sur les terres agricoles. Le Moyen Atlas et le Haut Atlas présentent également des risques élevés, en particulier lors des épisodes orageux.

Par ailleurs, certains bassins situés sur les façades atlantique et méditerranéenne voient leur vulnérabilité augmenter sous l’effet de l’urbanisation. Routes, parkings et toitures imperméables réduisent l’infiltration de l’eau et transforment la pluie en flux concentrés, ce qui renforce la puissance des crues en aval.

Selon plusieurs documents de planification territoriale, près de 12 millions d’hectares au Maroc seraient exposés à l’érosion hydrique, même si toutes ces surfaces ne subissent pas une dégradation au même rythme.

L’envasement des barrages, un coût croissant

L’un des impacts les plus visibles de cette érosion se manifeste dans les retenues hydrauliques. Le ministère de l’Équipement et de l’Eau estime que l’envasement entraîne chaque année une perte d’environ 50 millions de mètres cubes de capacité de stockage des barrages.

Le coût du désenvasement est estimé à près de 70 dirhams par mètre cube, ce qui représente une charge budgétaire importante pour les finances publiques. Pour les spécialistes, cette situation illustre les limites d’une gestion essentiellement corrective.

Sans action en amont pour réduire l’érosion, les conséquences se déplacent vers l’aval : perte de capacité des barrages, travaux de dragage répétés et dégâts matériels lors des crues.

Vers une gestion intégrée des bassins versants

Face à ces défis, les chercheurs plaident pour une gestion intégrée des bassins versants. Les technologies modernes, comme la modélisation géospatiale et la télédétection satellitaire, permettent aujourd’hui d’identifier les zones les plus vulnérables.

Les images issues des satellites Sentinel, par exemple, offrent la possibilité de suivre l’évolution de la couverture végétale, d’analyser la topographie ou de repérer les zones fortement érodées après les épisodes de crue. Ces outils permettent de hiérarchiser les interventions et de concentrer les investissements sur les secteurs qui produisent le plus de sédiments.

À long terme, la gestion durable des bassins versants implique une coordination étroite entre les politiques agricoles, l’aménagement urbain, la gestion forestière et les infrastructures hydrauliques.

Longtemps perçue comme un phénomène naturel inévitable, l’érosion des sols apparaît désormais comme un risque mesurable et localisable. Pour de nombreux experts, l’enjeu est clair : anticiper et agir en amont afin de préserver les ressources naturelles, l’agriculture et la sécurité hydraulique du pays.

 


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.