Le président égyptien nomme un nouveau ministre de la Défense
L’Egypte a procédé à un remaniement gouvernemental d’envergure marqué par un changement inattendu à la tête du ministère de la Défense. Mercredi, lors de la cérémonie de prestation de serment du nouvel exécutif, le président Abdel Fattah al-Sissi a officiellement nommé le général Ashraf Salem Zaher à ce poste stratégique. Il succède au général Abdelmeguid Saqr, en fonction jusque-là.
Cette nomination n’avait pas été mentionnée la veille lors de l’annonce officielle du remaniement par le Premier ministre Mostafa Madbouly, laissant penser que ce portefeuille sensible ferait l’objet d’une décision ultérieure. En Egypte, la désignation du ministre de la Défense relève traditionnellement d’une prérogative directe du chef de l’Etat.
Un ministère renforcé et élargi
Le nouveau ministre prend la direction d’un département dont les attributions ont été élargies. Le portefeuille de la Défense fusionne désormais avec celui de la Production militaire, secteur clé de l’économie égyptienne historiquement contrôlé par l’institution militaire.
Ancien directeur de l’Académie militaire égyptienne, le général Ashraf Salem Zaher hérite ainsi d’un rôle central, à la fois sur le plan sécuritaire et industriel. Cette réorganisation traduit la volonté des autorités de rationaliser les structures liées à l’armée, pilier majeur de l’appareil d’Etat.
Un remaniement dominé par les enjeux économiques
Au-delà de cette nomination, le remaniement opéré par le gouvernement de Mostafa Madbouly – en poste depuis 2018 – vise principalement à répondre aux défis économiques que traverse le pays. L’Egypte, nation la plus peuplée du monde arabe, fait face depuis plusieurs années à une crise financière profonde marquée par une inflation élevée, une pression monétaire et un endettement croissant.
Approuvé mardi par le parlement, le nouveau gouvernement a reçu des orientations claires du président al-Sissi. Une directive présidentielle met notamment l’accent sur la nécessité de réduire la dette publique, rappelant que le programme d’aide conclu avec le Fonds monétaire international arrive à échéance à la fin de l’année.
La question de la dette au cœur des priorités
Ces dernières années, Le Caire a bénéficié d’un programme de financement élargi de 8 milliards de dollars accordé par le FMI. En contrepartie, l’Egypte s’est engagée à mener des réformes structurelles, dont une réduction progressive de l’intervention de l’Etat dans l’économie.
Malgré ces efforts, la dette publique égyptienne a fortement progressé au cours de la dernière décennie pour atteindre 161 milliards de dollars, selon les chiffres de la Banque centrale. Dans ce contexte, le remaniement vise à donner une nouvelle impulsion aux politiques économiques et budgétaires.
Symbole de cette réorientation, le ministère de la Planification, de l’Investissement et de la Coopération internationale a été supprimé. Ce département était jusqu’ici dirigé par l’économiste Rania al-Mashat, figure influente de l’administration depuis plusieurs années.
De nouveaux visages au sein du gouvernement
D’autres changements notables accompagnent cette réorganisation. Diaa Rashwan, ancien chef de l’Autorité de l’information de l’Etat, a été nommé ministre d’Etat à l’Information. Cette fonction, plusieurs fois supprimée depuis le soulèvement populaire de 2011 ayant conduit à la chute du président Hosni Moubarak, fait ainsi son retour au sein de l’exécutif.
Par ailleurs, l’ancien champion de handball Gohar Nabil a été désigné ministre de la Jeunesse et des Sports, illustrant la volonté d’intégrer des profils issus de la société civile et du monde sportif.
Un tournant politique et économique
Ce remaniement intervient dans une période délicate pour l’Egypte, confrontée à des tensions économiques internes et à un environnement régional instable. En renforçant l’équipe gouvernementale et en réorganisant certains ministères, Abdel Fattah al-Sissi cherche à afficher une capacité d’adaptation face aux défis à venir.
La nomination d’un nouveau ministre de la Défense, associée à une refonte des portefeuilles économiques, confirme la volonté du pouvoir égyptien de consolider son appareil d’Etat tout en tentant de rassurer ses partenaires internationaux.
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