Marchés agricoles : les prix alimentaires mondiaux reculent malgré la hausse des céréales
Alors que les marchés agricoles mondiaux demeurent soumis à de multiples pressions, le niveau général des prix alimentaires a poursuivi son repli en décembre, selon les dernières données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une évolution qui confirme l’accalmie amorcée depuis plusieurs mois, même si certaines catégories de produits continuent de faire face à des facteurs de tension.
Un indice global en recul, dans un climat encore instable
L’indice FAO des prix alimentaires, qui mesure l’évolution des cours internationaux d’un panier de produits de base, a enregistré une baisse mensuelle de 0,6%. Sur un an, le recul atteint 2,3%, traduisant un apaisement progressif des marchés après plusieurs années de fortes fluctuations liées aux crises sanitaires, climatiques et géopolitiques.
Cette baisse globale masque toutefois des dynamiques contrastées selon les filières, certaines denrées restant exposées à des risques d’approvisionnement et à des tensions commerciales persistantes.
Les céréales repartent à la hausse, malgré un bilan annuel négatif
À contre-courant de la tendance générale, l’indice des céréales a progressé en décembre. Cette remontée s’explique notamment par les inquiétudes autour des flux d’exportation en provenance de la mer Noire, par une demande soutenue de maïs sur le marché mondial, ainsi que par la hausse des prix observée dans l’ensemble des segments du riz.
Sur l’ensemble de l’année 2025, les céréales affichent néanmoins un niveau moyen inférieur à celui de 2024, prolongeant pour la troisième année consécutive une trajectoire de repli. Une évolution qui suggère une amélioration relative de l’offre, malgré des épisodes ponctuels de tension.
Huiles végétales : un creux récent, mais une année sous pression
Les huiles végétales ont vu leurs prix atteindre en décembre leur point le plus bas depuis six mois. Ce repli mensuel n’efface toutefois pas la forte progression enregistrée sur l’ensemble de 2025. L’indice annuel reste nettement supérieur à celui de 2024, à un niveau inédit depuis trois ans, dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale et de fragilités persistantes dans certaines zones de production.
Viandes : recul mensuel, mais marchés toujours sous tension
Les prix de la viande ont légèrement diminué le mois dernier. Cette correction reste cependant relative, car l’indice demeure supérieur à son niveau de décembre 2024. La FAO souligne que la demande mondiale reste solide, tandis que les marchés sont affectés par des incertitudes liées aux maladies animales et aux tensions géopolitiques.
Dans le détail, les cours de la viande bovine et ovine ont continué de progresser, tandis que ceux de la viande porcine et de la volaille ont reculé, traduisant des équilibres contrastés selon les filières et les régions.
Produits laitiers et sucre : des trajectoires opposées
Du côté des produits laitiers, les prix ont nettement baissé en décembre, portés par une disponibilité saisonnière accrue de la crème en Europe, qui a pesé sur les marchés. Cette évolution a contribué à la détente globale de l’indice alimentaire.
À l’inverse, le sucre a enregistré une hausse mensuelle, alimentée par des perspectives de production réduite dans plusieurs grandes zones agricoles du sud du Brésil. Sur l’ensemble de 2025, le tableau reste toutefois celui d’une année marquée par un net repli, avec un niveau moyen inférieur de 17% à celui de 2024, et la valeur annuelle la plus faible observée depuis 2020, en raison d’importantes disponibilités destinées à l’exportation.
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