- 20:35BMCI affiche une forte progression de son résultat net en 2024
- 20:28Mitsubishi Outlander PHEV : Un SUV 4x4 performant à moins de 45 000 euros
- 20:02Aya Gold & Silver : Une année de transition avant une nouvelle phase de croissance
- 19:57Marsa Maroc et Boluda Towage France unissent leurs forces pour le remorquage maritime à Nador West Med
- 19:35Un partenariat pour faire avancer la médecine personnalisée en Afrique
- 19:11Donald Trump relance la guerre commerciale avec de nouvelles taxes sur les importations automobiles
- 19:00Tunnel sous-marin entre le Maroc et l’Espagne : Un projet à plus de 15 milliards d’euros se précise
- 18:50L'ONDA trace sa feuille de route vers 2030 : performances records et projets stratégiques
- 18:38ALECSO lance un système innovant de vérification des diplômes universitaires à Tunis
Suivez-nous sur Facebook
Pérou : Controverse autour de la loi d'amnistie pour les crimes passés
Le Pérou est au cœur d'une vive polémique suite à l'approbation par le Congrès, le jeudi 4 juillet, d'une loi controversée dite "d'amnistie". Cette mesure, déjà votée une première fois en juin, vise à prescrire tous les crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis avant le 1er juillet 2002, date à laquelle le Pérou a adhéré aux statuts de Rome.
Porté par le député José Cueto, ancien chef des forces armées péruviennes et membre du parti fujimoriste Fuerza Popular, ce projet de loi a été adopté par quinze voix contre douze en commission permanente au Congrès. Cependant, le ministère de la Justice a émis des réserves, soulignant l'incompatibilité de cette loi avec la jurisprudence internationale qui prévoit l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité.
Cette loi d'amnistie pourrait entraîner l'archivage de près de six cents cas, principalement liés au conflit interne armé, dont celui des disparus des Cabitos dans les années 1980 et des stérilisations forcées impliquant l'ex-président autocrate Alberto Fujimori. Des sanctions déjà prononcées pourraient également être annulées, suscitant l'inquiétude des associations de défense des droits humains qui craignent un recul de la justice et un non-respect des normes internationales.
La Cour interaméricaine des droits de l'homme a clairement exprimé son opposition à ce projet de loi dans une résolution datant du 2 juillet, exigeant son abandon. Cette position a été qualifiée d'"intolérable" et "indigne" par le Premier ministre péruvien, Gustavo Adrianzen.
La décision finale concernant cette loi d'amnistie revient désormais à l'exécutif, et la présidente Dina Boluarte devra décider de la promulguer ou non. Cette affaire soulève de vives réactions au Pérou, mettant en lumière les enjeux liés à la justice, à la mémoire collective et au respect des droits humains dans le pays.
Commentaires (0)