RNI : Mustapha Baïtas quitte la direction du siège du parti
La décision d’Aziz Akhannouch de ne pas solliciter un nouveau mandat à la présidence du Rassemblement national des indépendants (RNI) continue de produire des répercussions au sein des structures du parti. À l’approche du congrès extraordinaire prévu à El Jadida, plusieurs changements organisationnels se dessinent, illustrant une phase de réajustement interne.
Dans ce contexte, Mustapha Baïtas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a annoncé jeudi 5 février son retrait du poste de directeur du siège central du RNI. Cette fonction, qu’il occupait parallèlement à ses responsabilités gouvernementales, constituait un maillon clé dans la gestion quotidienne de l’appareil partisan.
Son départ marque une évolution notable dans la configuration interne du parti. Il a été remplacé par Younes Abchir, jeune cadre issu de la Fédération de la jeunesse du RNI. Ce dernier occupe également des fonctions au sein du cabinet de la chefferie du gouvernement, un profil qui traduit la volonté du parti de promouvoir de nouvelles figures dans son organisation.
Cette démission intervient dans un climat de recomposition politique. Avec le retrait annoncé d’Aziz Akhannouch de la direction du parti, le futur organigramme du RNI s’apprête à connaître des modifications importantes. La perspective de voir un parlementaire prendre la tête de la formation aurait contribué à rendre la position de Mustapha Baïtas plus complexe.
Plusieurs observateurs internes soulignent en effet que la situation devenait délicate sur le plan hiérarchique. En tant que membre du gouvernement, Baïtas aurait pu se retrouver sous l’autorité politique d’un futur président du parti issu du Parlement, une configuration jugée peu compatible avec son statut ministériel.
Le nom de Mohamed Chaouki, député de Boulemane et actuel chef du groupe parlementaire du RNI à la Chambre des représentants, revient avec insistance comme favori pour succéder à Aziz Akhannouch. Cette hypothèse semble avoir accéléré les repositionnements au sein de l’appareil partisan.
En parallèle, d’autres mouvements témoignent des tensions qui accompagnent cette transition. L’ancien ministre Mohammed Aujjar, qui avait exprimé son intention de briguer la présidence du parti, aurait décidé de ne pas participer aux travaux du congrès extraordinaire. Sa candidature, présentée fin janvier, n’a pas été retenue par les instances dirigeantes, renforçant l’idée d’un processus de succession déjà largement balisé.
Le congrès d’El Jadida s’annonce ainsi comme une étape décisive pour l’avenir du RNI. Il devra non seulement entériner la nouvelle direction, mais aussi définir les priorités politiques de la formation à l’approche des prochaines échéances électorales.
Au-delà des changements de personnes, cette phase traduit une volonté de renouvellement et d’adaptation aux nouveaux équilibres politiques. Le parti de la Colombe, pilier de la majorité gouvernementale, cherche à préserver sa cohésion tout en organisant une transition interne qui s’annonce déterminante.
La démission de Mustapha Baïtas, premier mouvement visible de cette recomposition, illustre les ajustements en cours et la sensibilité des enjeux liés à la future gouvernance du RNI.
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