Transition numérique : le Maroc lance la facturation électronique obligatoire dès 2026
L'administration fiscale marocaine s'apprête à vivre un tournant technologique majeur. Sous l'impulsion de la Direction Générale des Impôts (DGI), le Royaume instaurera, dès l'année 2026, un dispositif de facturation électronique généralisé. Cette réforme, présentée par Younes Idrissi Kaitouni, directeur général des Impôts, vise à dématérialiser les flux transactionnels pour hisser la gouvernance économique nationale aux standards internationaux.
Un déploiement progressif sous le signe de l'interopérabilité
Conscient des enjeux d'adaptation pour le tissu productif, le fisc marocain a opté pour une mise en œuvre graduelle. Cette transition, qui fait suite aux succès de la dématérialisation des notifications fiscales, s'appuiera sur un standard technique universel : le format UBL (Universal Business Language). Basé sur le langage XML, ce protocole garantit une structuration rigoureuse des données et permet une interopérabilité sans faille entre les entreprises locales et leurs partenaires étrangers.
L'architecture du projet repose sur deux piliers :
- Le contrôle en temps réel : L'administration fiscale pourra vérifier instantanément la validité des factures émises.
- La sécurité absolue : À l'instar des déclarations fiscales, les échanges seront protégés par des protocoles de cybersécurité stricts, garantissant la confidentialité des données commerciales.
Une approche différenciée selon la taille des entreprises
Pour faciliter l'adhésion des opérateurs, la DGI propose deux modes de transmission distincts :
- Le mode EFI (Échange de Formulaires Informatisé) : Destiné aux Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), ce système permet une saisie directe des données sur une plateforme dédiée.
- Le mode EDI (Échange de Données Informatisé) : Réservé aux moyennes et grandes structures, ce canal assure une connexion directe entre les logiciels de gestion internes et la plateforme centrale de l'administration.
Priorité au B2B avant une extension au grand public
Dans un premier temps, la réforme se concentrera exclusivement sur les transactions interentreprises (B2B). Ce périmètre permettra de stabiliser l'infrastructure numérique avant d'envisager, dans une seconde phase, l'intégration des transactions avec les particuliers (B2C).
En automatisant la traçabilité des opérations, le Maroc entend non seulement réduire drastiquement la fraude fiscale, mais aussi assainir le climat des affaires. Cette mutation numérique s'inscrit comme un levier stratégique pour moderniser l'économie marocaine et renforcer sa compétitivité sur l'échiquier mondial.
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