Liban : un cessez-le-feu sous tension dans un pays meurtri
Le cessez-le-feu instauré récemment entre Liban et Israël demeure extrêmement fragile. Malgré l’annonce d’une trêve, les frappes aériennes, les destructions d’infrastructures et les déplacements de population continuent de marquer le quotidien de milliers de civils, notamment dans le sud libanais où plusieurs villages auraient été ravagés par les bombardements.
Selon les autorités libanaises, plus de 2.700 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’escalade militaire le 2 mars. Les affrontements opposent principalement des combattants du Hezbollah à l’armée israélienne, dans un contexte régional déjà fortement tendu après les frappes américano-israéliennes menées contre Iran à la fin du mois de février.
Au cours du week-end, une nouvelle frappe israélienne a visé la banlieue sud de Beyrouth, provoquant une vague supplémentaire de déplacements de civils. Il s’agissait de la première attaque signalée contre la capitale libanaise depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu annoncé le 17 avril.
Depuis New York, le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Stéphane Dujarric, a exprimé l’inquiétude de l’organisation face à cette nouvelle escalade. L’ONU se dit particulièrement préoccupée par les informations faisant état de victimes civiles, dont des enfants.
Les agences humanitaires alertent également sur la situation dramatique des femmes et des filles déplacées par les combats. Selon ONU Femmes, plusieurs centaines de milliers de femmes restent encore éloignées de leurs foyers malgré la trêve. Les restrictions de circulation, les ordres d’évacuation et l’insécurité persistante empêchent de nombreux habitants de rentrer chez eux.
Moez Doraid a souligné que les conséquences humaines du conflit sont particulièrement lourdes pour les populations civiles. Il a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien aux familles touchées et à contribuer au retour de l’espoir dans un pays profondément marqué par les destructions.
Pour de nombreux Libanais, cette nouvelle guerre ravive les traumatismes des conflits passés. Cependant, plusieurs responsables humanitaires estiment que la situation actuelle se distingue par l’ampleur des dégâts matériels et psychologiques, notamment dans les régions du sud du Liban où des habitations, des terres agricoles et des infrastructures essentielles ont été détruites.
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