Urgent 17:30 Kickboxing : un duel historique 100 % marocain pour la ceinture mondiale GLORY 17:00 L’Ambassade du Maroc en France porte plainte après la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers 16:37 Mondial 2026 : le Maroc sécurise plus de 31 millions de dollars après sa qualification en quarts de finale 16:30 Les doctorants marocains en lice pour la finale nationale de « Ma thèse en 180 secondes » 2026 16:24 La Bourse de Casablanca clôture en baisse, malgré la bonne tenue de certains secteurs 16:16 Younes Sekkouri annonce un renforcement des droits des ouvrières agricoles marocaines en Espagne 16:09 La Fondation Hassan II réunit 960 enfants de la diaspora à Kénitra pour son 27ᵉ Séjour culturel 16:01 SAHAM Bank transforme Jazzablanca en laboratoire de publicité immersive avec une campagne en 3D 15:44 Pêche maritime : de nouvelles mesures adoptées pour mieux gérer les débarquements de petits pélagiques à Laâyoune 15:31 Genève accueille une semaine mondiale décisive pour l'avenir de l'intelligence artificielle 15:05 Es-Semara célèbre les jeux traditionnels africains pour préserver un patrimoine culturel vivant 14:44 Mercato : le Real Madrid officialise la signature de Denzel Dumfries jusqu'en 2030 14:39 Inwi et TOD unissent leurs forces pour élargir l'accès aux contenus premium au Maroc 14:35 T2S Group Holding s’introduit à la Bourse de Casablanca pour accélérer son expansion en Afrique 14:32 INDH : à Ourika, la coopérative Nominssa renforce l’entrepreneuriat féminin grâce aux plantes aromatiques 14:16 Toyota lance le Nouveau RAV4 au Maroc avec des motorisations hybrides de dernière génération 14:06 StayHere accélère son développement au Maroc avec de nouvelles ouvertures à Marrakech et Essaouira 14:00 Somalev Cranes & Logistics finalise un vaste projet de stockage de soufre pour le groupe OCP à Mzinda 13:48 Football marocain : Mohammed Hamdi attribue l'essor du Royaume à la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI 13:03 La Chambre des conseillers consacre une séance annuelle à l'évaluation des politiques climatiques au Maroc 13:00 Sécurité portuaire : un réseau de piraterie maritime démantelé après le détournement d’un navire d’Agadir 12:00 BTP : l'Association nationale des ingénieurs civils voit le jour à Salé 11:45 Sidi Taibi : un agent de nettoyage tué lors d’une agression, trois jeunes voisins écroués 11:31 Journée internationale des coopératives : l'INDH intensifie son soutien aux coopératives de Tinghir 11:18 Casablanca : un important incendie ravage une usine de peinture à Sidi Bernoussi 11:00 La DGAPR dément des accusations de tentative d’empoisonnement à la prison de Berkane et saisit la justice 11:00 Maroc – France : à quelle heure et sur quelles chaînes suivre le quart de finale du Mondial 2026 ? 10:54 SM le Roi félicite le Président du Malawi à l'occasion de la fête nationale de son pays 10:46 Le Maroc démantèle une cellule terroriste et interpelle dix suspects dans plusieurs villes 10:31 Mondial 2026 : la presse bangladaise salue le nouveau statut du Maroc parmi les grandes nations du football 10:30 Attijariwafa bank mise sur l’intelligence artificielle pour transformer ses métiers 10:25 Bank Al-Maghrib : la bancarisation progresse au Maroc avec 936.158 nouveaux clients en 2025 10:13 Jamal Sellami quitte la sélection jordanienne après une qualification historique au Mondial 2026 10:00 Incendies de forêt : l’ANEF place douze provinces marocaines en alerte extrême 09:54 Coupe du monde 2026 : la FFF conteste l'avertissement de Michael Olise avant le quart contre le Maroc 09:47 Nouvelle liaison maritime entre Casablanca et Valence pour renforcer le fret euro-méditerranéen 09:47 Mondial 2026 : Ismael Saibari attendu à de nouveaux examens avant le choc Maroc–France 09:39 Maroc : un nouveau cadre juridique en préparation pour l'utilisation du sabot automobile 09:39 La Bourse de Casablanca entame la semaine sur une note positive 09:30 Défense : le chasseur de chars Fenris 6x6 suscite l’intérêt des Forces armées royales 09:22 Coupe du monde 2026 : les médias ivoiriens célèbrent le parcours impressionnant des Lions de l’Atlas 09:00 Le Chili ouvre ses pêcheries australes au maquereau marocain 08:44 Migration : les Canaries perdent en pression tandis que Sebta et Melilla enregistrent davantage de passages 08:31 JYSK poursuit son expansion au Maroc avec l’ouverture d’un nouveau magasin à Rabat 07:40 Transformation numérique de la santé : le Maroc franchit un nouveau cap avec l’e-santé 07:30 Hydrogène vert : le Maroc, l’Égypte et la Namibie au cœur de la future production africaine 07:13 Bank Al-Maghrib : cinq indicateurs à retenir sur l’évolution du marché financier 07:11 Bank Al-Maghrib : le dirham progresse face au dollar tandis que les réserves de change continuent d’augmenter 07:03 Immobilier marocain : pourquoi les transactions reculent de 40 % en deux ans 06:57 Royal Air Maroc lance 12 vols spéciaux entre Casablanca et Boston pour soutenir les Lions de l’Atlas 06:55 Revue de presse du lundi 06 juillet : football, diplomatie, économie et vigilance face aux incendies au cœur de l’actualité 06:50 Prévisions météorologiques : forte chaleur, vent et brume au programme de ce lundi 06 juillet 19:15 Les Lions de l’Atlas en quarts, la Palestine célèbre la victoire du Maroc 18:12 Tamaris modernise ses plages avec le Wi-Fi gratuit, une piscine et de nouveaux services

La compétence face à la légitimité

Vendredi 26 Juin 2026 - 13:23
Par: Sabri Anouar
La compétence face à la légitimité

« Toute domination cherche à éveiller et à entretenir la croyance en sa légitimité », écrivait Max Weber. Quelques siècles plus tôt, Jean-Jacques Rousseau rappelait dans Du Contrat social que « le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir ».
Ces deux réflexions, séparées par plusieurs siècles, trouvent aujourd'hui un écho particulier dans le débat public marocain. Au gré des préparatifs électoraux, des remaniements gouvernementaux réels ou supposés, des spéculations médiatiques et des discussions qui animent régulièrement la sphère politique, une même interrogation ressurgit : la compétence suffit-elle à gouverner ?
Les rumeurs, récurrentes ou circonstancielles, évoquant l'éventuelle arrivée aux responsabilités gouvernementales de dirigeants reconnus, à l'image de Mustapha Terrab, président-directeur général du Groupe OCP, ou encore de Mohamed Benchaâboun, ancien ministre et actuel dirigeant de Maroc Télécom, témoignent moins d'une réalité politique que d'une interrogation plus profonde de notre société : l'excellence managériale constitue-t-elle, à elle seule, un passeport pour gouverner ? Et ce, pour ne citer qu'eux.

Pour reprendre une maxime inspirée des travaux de Max Weber, « la compétence administre, mais seule la légitimité autorise à gouverner ».
Toute la question réside dans cette distinction fondamentale. Car administrer consiste à gérer, optimiser, exécuter et produire des résultats. Gouverner relève d'une tout autre logique : il s'agit d'arbitrer entre des intérêts parfois contradictoires, de définir des priorités collectives, de porter une vision de la société et, surtout, de rendre des comptes aux citoyens.
La démocratie ne repose pas uniquement sur l'efficacité de la décision publique ; elle repose également sur l'acceptation collective de ceux qui prennent cette décision. Autrement dit, l'expertise peut produire de bonnes politiques ; seule la légitimité démocratique permet de les rendre politiquement acceptables.

Quand l'expertise prétend au pouvoir

Le technocrate n'est pas un adversaire de la démocratie. Bien au contraire. Par sa maîtrise des dossiers, sa connaissance de l'administration et sa capacité d'exécution, il constitue souvent un rouage essentiel du fonctionnement de l'État.
Depuis l'indépendance, le Maroc a régulièrement fait appel à de hauts commis de l'État, à des experts et à des profils issus de l'administration pour accompagner les grandes transformations économiques, institutionnelles et sociales du pays. Des figures telles que Ahmed Réda Guédira, Driss Jettou ou encore Mohamed Berrada ont, chacune à leur manière, illustré cette tradition marocaine où expertise administrative et responsabilité publique se croisent régulièrement. Cette tradition a permis d'assurer continuité, stabilité et efficacité dans la conduite de nombreuses politiques publiques.
La question mérite toutefois d'être posée : diriger une grande administration, une institution stratégique ou une entreprise publique, aussi remarquable que puisse être cette expérience, recouvre-t-il les mêmes exigences que celles de la conduite des affaires politiques ?

Administrer n'est pas gouverner

Administrer consiste à gérer, optimiser, réformer, exécuter et produire des résultats. Gouverner relève d'une autre nature : il s'agit d'arbitrer entre des intérêts parfois contradictoires, de définir des priorités collectives, de porter une vision de la société et, surtout, de rendre des comptes aux citoyens.
Un ingénieur peut parfaitement savoir comment construire un pont ; mais décider de construire ce pont plutôt qu'un hôpital, une école ou une route relève d'un choix éminemment politique. Et ce choix, dans une démocratie, ne peut être pleinement légitime qu'à travers l'expression de la volonté populaire.
Le philosophe allemand Jürgen Habermas rappelait que la légitimité démocratique ne découle pas uniquement de l'efficacité des décisions publiques, mais également de la participation des citoyens à leur élaboration et à leur validation. Autrement dit, l'efficacité ne saurait remplacer la représentation.

Le Maroc et la tentation technocratique

L'histoire politique du Maroc est marquée par un subtil équilibre entre légitimité politique et expertise technocratique. Plusieurs gouvernements ont intégré des personnalités non partisanes, appelées à mettre leurs compétences au service de l'intérêt général.
Pendant de longues décennies, les textes constitutionnels marocains laissaient une large marge d'appréciation dans la désignation du Premier ministre et des membres du gouvernement. Cette architecture institutionnelle permettait un recours plus important à des profils technocratiques dans la conduite de l'exécutif.
Toutefois, cette réalité a toujours coexisté avec une interrogation récurrente : peut-on gouverner durablement sans passer par l'épreuve du suffrage ?

2011 : le suffrage au cœur de l'exécutif

La Constitution de 2011 a marqué, à cet égard, un tournant majeur dans l'histoire institutionnelle du Royaume.
En prévoyant que le Chef du gouvernement soit nommé au sein du parti politique arrivé en tête des élections législatives, le constituant marocain a consacré un lien plus direct entre l'exercice du pouvoir exécutif et la volonté populaire exprimée dans les urnes.
Pour la première fois dans l'histoire constitutionnelle contemporaine du Royaume, la désignation du chef de l'exécutif se trouvait ainsi explicitement arrimée au verdict des urnes. Une évolution majeure qui a profondément reconfiguré l'équilibre entre technocratie et légitimité élective.
Cette évolution ne signifie pas pour autant la disparition de la technocratie. La Constitution permet toujours l'intégration de personnalités non élues au sein du gouvernement. Ce choix traduit une volonté d'équilibre entre deux exigences complémentaires : d'une part, la légitimité démocratique issue du suffrage ; d'autre part, l'expertise nécessaire à la conduite de politiques publiques de plus en plus complexes.
Le modèle marocain semble ainsi avoir privilégié la complémentarité plutôt que l'opposition entre compétence et représentation politique.

L'école du Parlement

L'expérience des grandes démocraties parlementaires confirme d'ailleurs cette recherche d'équilibre.
Le Royaume-Uni, souvent présenté comme l'une des plus anciennes démocraties parlementaires au monde, demeure particulièrement attaché à la légitimité parlementaire. Pour prétendre diriger le gouvernement britannique, il ne suffit pas de disposer d'une expertise reconnue ou d'une forte popularité. Encore faut-il pouvoir s'appuyer sur une majorité parlementaire et, dans la pratique, siéger au Parlement.
Les débats récents outre-Manche l'ont rappelé avec force : l'accès aux plus hautes responsabilités gouvernementales demeure étroitement lié à l'expérience parlementaire et à la représentation populaire.
Gouverner ne consiste pas uniquement à administrer ; c'est aussi débattre, convaincre, défendre des choix publics, répondre aux critiques, accepter la contradiction et assumer ses décisions devant la Nation. Les bancs du Parlement ne sont pas seulement un lieu de délibération : ils constituent, dans les démocraties représentatives, l'une des écoles les plus exigeantes de la responsabilité politique.
La compétence peut préparer à l'exercice du pouvoir ; l'expérience parlementaire, elle, prépare à l'exercice de la démocratie.

L'expertise au service du politique, non à sa place

Faut-il, dès lors, exclure les technocrates de l'action gouvernementale ? Certainement pas. Les défis contemporains imposent plus que jamais le recours à l'expertise. Mais cette expertise doit éclairer la décision politique et non s'y substituer.
Car, en démocratie, le pouvoir ne tire pas sa légitimité de la seule maîtrise des dossiers, aussi remarquable soit-elle. Il la puise avant tout dans la confiance des citoyens.
Au fond, la question n'est pas de savoir si les technocrates doivent gouverner, mais de déterminer à quelles conditions leur expertise peut s'inscrire dans un cadre démocratique pleinement assumé.
Car une démocratie mature ne choisit ni la compétence contre la légitimité, ni la légitimité contre la compétence. Elle cherche à les réconcilier.
L'expert peut éclairer la décision. Le citoyen, lui, demeure le seul à pouvoir l'autoriser.


Sous-Rubrique Maroc

  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.