Maroc : un marché de fusions-acquisitions en pleine effervescence
Le Maroc confirme sa position de hub régional pour les fusions-acquisitions en Afrique du Nord. Selon le rapport 2025 du cabinet international HSF Kramer, près de 100 transactions ont été enregistrées sur le marché marocain en 2025, soit une hausse spectaculaire de 65 % par rapport à 2024. Cette progression traduit une confiance renforcée des investisseurs dans le pays, malgré un contexte continental marqué par l’incertitude géopolitique et la hausse des taux d’intérêt.
Le cabinet, basé entre Londres et Sydney, attribue cette dynamique à plusieurs facteurs. La stabilité macroéconomique du Maroc, combinée à son rôle de passerelle vers le continent africain, attire les capitaux étrangers. Par ailleurs, certains secteurs stratégiques tels que la consommation, l’énergie et les services financiers concentrent une grande partie des flux d’investissement. Les autorités marocaines ont également œuvré pour faciliter l’intégration économique et la venue d’investisseurs internationaux, renforçant ainsi l’attractivité du marché.
Une dynamique continentale
Cette performance marocaine s’inscrit dans un contexte africain plus large. En 2025, le continent a enregistré une hausse de plus de 40 % de la valeur des transactions entrantes. Les opérations sortantes, où des entreprises africaines investissent à l’étranger, ont connu un bond encore plus significatif de 85 %. Toutefois, les méga-deals intra-africains ont été freinés par les tensions géopolitiques et le coût élevé du financement.
L’Afrique du Sud reste le moteur du continent, représentant 35 % de la valeur totale des transactions, suivie par le Kenya (20 %) et l’Égypte (15 %). Si l’Égypte se distingue par le nombre de transactions, dépassant les 200 opérations, l’Afrique du Sud a enregistré un peu moins de 200 deals.
Les secteurs les plus dynamiques sont la consommation, avec plus de 180 transactions, notamment en Afrique du Sud, suivie par l’énergie avec des opérations stratégiques en Côte d’Ivoire, au Kenya et au Nigeria. Les services financiers connaissent également une montée en puissance, reflétant l’intérêt croissant pour la bancarisation et les fintechs.
Enfin, le rapport souligne l’essor du capital privé, en particulier en Afrique du Nord, où les fonds de private equity et de venture capital se tournent vers l’agroalimentaire et la technologie.
Le Maroc s’affirme ainsi comme un marché en expansion, capable d’attirer des investisseurs internationaux tout en consolidant son rôle de passerelle vers le reste du continent africain.
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