Marché des aliments avicoles : l’enquête du Conseil de la concurrence progresse
Le dossier du marché des aliments composés destinés au secteur avicole franchit une nouvelle étape. Le Conseil de la concurrence a récemment auditionné les représentants de cinq entreprises opérant dans la filière, après avoir procédé à des visites inopinées et à la saisie de documents comptables et commerciaux.
Ces investigations s’inscrivent dans le cadre d’une instruction approfondie portant principalement sur les aliments composés utilisés dans l’élevage des poussins. Les éléments recueillis lors des perquisitions auraient mis en évidence des pratiques susceptibles de porter atteinte aux règles d’une concurrence libre et loyale.
Des auditions et une possible conciliation
À la suite de l’analyse des documents saisis, les services d’enquête ont engagé des échanges avec les dirigeants des sociétés concernées. D’après des sources proches du dossier, ces discussions ont conduit les entreprises mises en cause à solliciter la procédure de conciliation.
Ce mécanisme, prévu par la législation relative à la liberté des prix et à la concurrence, permet aux opérateurs de reconnaître les manquements reprochés en contrepartie du paiement d’une sanction pécuniaire. L’objectif est d’éviter un contentieux long et formel, tout en assurant un traitement rapide du dossier. Les négociations en cours portent notamment sur le montant des pénalités financières qui pourraient être infligées.
Un marché stratégique pour le prix du poulet
L’enquête a été ouverte dans le cadre du droit d’auto-saisine du Conseil, à la suite de fortes hausses enregistrées sur le prix du poulet de chair. Les aliments composés et les poussins représentent, à eux seuls, environ 75 % du coût de revient de la production. Toute entente ou distorsion de concurrence en amont peut donc avoir un impact direct et significatif sur le prix final payé par le consommateur.
Cette nouvelle instruction s’appuie également sur des constats antérieurs faisant état d’un niveau élevé de concentration sur ce segment du marché, ainsi que de dysfonctionnements susceptibles de limiter la concurrence effective.
Une vigilance saluée par les défenseurs des consommateurs
Interrogé sur cette affaire, le président de la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC), Bouazza Kharrat, a salué la fermeté de l’institution. Selon lui, la poursuite des investigations et la transparence du processus contribuent à renforcer la confiance du public dans la régulation des marchés.
Il a rappelé que le Conseil, en tant qu’institution constitutionnelle, joue un rôle central dans la protection du pouvoir d’achat et dans la garantie d’un fonctionnement équitable des marchés.
Alors que les discussions se poursuivent en vue d’un éventuel règlement à l’amiable, cette affaire illustre l’importance stratégique de la régulation dans des filières sensibles, où la moindre anomalie peut rapidement se répercuter sur les ménages.
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