Urgent 20:46 EXCLUSIVE Négociations de Madrid : le Maroc impose son initiative d’autonomie comme référence unique 20:00 Tentative de contrebande d’or déjouée au port de Béni Ansar à Nador 19:22 Sélection de la semaine : transition de leadership et dossier du Sahara en accélération 19:00 Coupe de la CAF : le Wydad assure l’essentiel à Nairobi et se rapproche des quarts 18:00 Espagne–Maroc : reprise progressive des traversées maritimes dans le détroit de Gibraltar 16:35 Intempéries à Casablanca : des inondations perturbent temporairement le tramway 16:00 Perturbation ferroviaire entre Bouskoura et Nouaceur : la circulation vers le Sud rétablie 15:30 Journées portes ouvertes au Consulat du Maroc à Madrid : un service renforcé pour les MRE 15:09 Inondations meurtrières dans le nord du Maroc : Tanger et Tétouan durement touchées 14:30 Marchés frontières : le Maroc bien placé dans le futur indice obligataire de JPMorgan 14:00 Rond à béton : un marché marocain sous tension 13:30 Précipitations et barrages : la Moulouya en reprise 13:15 Ressources hydriques : les barrages du Maroc atteignent un taux de remplissage de 65,2 % 12:45 NARSA accélère la modernisation du permis de conduire et des cartes grises 11:45 Carburant aérien : vigilance renforcée dans les aéroports marocains 11:30 Ventes immobilières judiciaires : un taux d’exécution encore faible malgré les réformes annoncées 11:01 Fortes pluies dans le Gharb : mobilisation d’urgence pour protéger populations et infrastructures agricoles 09:28 Intempéries au Maroc : un plan d’urgence pour assurer la continuité des cours 09:15 Débordements dans les tribunes : la justice marocaine sévit à Marrakech 08:30 Maroc : Allianz anticipe une croissance soutenue et une inflation maîtrisée à l’horizon 2026 08:00 Paiements numériques : Bank Al-Maghrib accélère la réduction du cash au Maroc

Partenariat État–société civile : vers la contractualisation

Mardi 17 Juin 2025 - 09:02
Partenariat État–société civile : vers la contractualisation

Un modèle de partenariat renouvelé se dessine entre l’État marocain et la société civile. Loin d’une simple relation d’assistance, ce lien s’inscrit désormais dans une dynamique de contractualisation fondée sur des engagements réciproques, au service de l’intérêt général. C’est ce qu’a affirmé, lundi à Rabat, Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, lors d’une intervention devant la Chambre des représentants.

Un virage stratégique vers une gouvernance participative

En réponse à une question posée par plusieurs groupes parlementaires, dont le RNI, l’Istiqlal et le PAM, le ministre a rappelé que la Constitution marocaine confère à la société civile un rôle central dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. « Le partenariat ne se limite plus aux aides financières ou matérielles. Il repose désormais sur un cadre contractuel clair, impliquant les associations dans le processus de développement à tous les niveaux », a souligné M. Baitas.

Ce changement de paradigme vise à renforcer la participation citoyenne et à professionnaliser l’action associative. Il s’agit, selon lui, de dépasser le modèle de subvention ponctuelle pour adopter une logique d’efficience, de résultats et de redevabilité.

Une hausse notable du financement public

Cette orientation politique s’est traduite concrètement par une progression significative des montants alloués aux associations. Le ministre a indiqué que le soutien public a atteint 13 milliards de dirhams (MMDH) entre 2022 et 2023, soit une augmentation de 33 % par rapport aux années précédentes. En 2019, ce soutien s’élevait à 3,9 MMDH, avant de connaître un repli en 2020 (2,98 MMDH) dû à la crise sanitaire, pour ensuite rebondir à 5 MMDH en 2021.

Ces chiffres traduisent, selon M. Baitas, la volonté du gouvernement d’ériger la société civile en véritable acteur de co-développement, en lui donnant les moyens d’agir et de contribuer activement à la transformation sociale, économique et environnementale du pays.

Vers une contractualisation plus transparente et inclusive

Dans ce cadre, le ministère chargé des Relations avec le Parlement a initié plusieurs actions pour améliorer l’accès des associations aux fonds publics, notamment par la simplification des procédures, la promotion de l’égalité des chances et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation. L’objectif est d’instaurer une culture de transparence et de responsabilité partagée.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de réforme de la gouvernance publique, où les organisations de la société civile ne sont plus de simples bénéficiaires, mais des partenaires à part entière dans la conception et l’évaluation des politiques publiques.

Une société civile au cœur du nouveau modèle de développement

Cette nouvelle dynamique répond également aux recommandations du Nouveau Modèle de Développement, qui appelle à une implication accrue des citoyens et des forces vives de la nation. Le renforcement du tissu associatif, sa structuration et son professionnalisme sont désormais perçus comme des leviers essentiels pour relever les défis du Maroc de demain.

En somme, le partenariat État–société civile au Maroc semble amorcer un tournant décisif : celui d’une collaboration structurée, équitable et tournée vers l’impact durable. Une évolution saluée par de nombreux acteurs comme un pas en avant vers une démocratie participative plus mature et plus efficace.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.