Discours de fin d’année : Trump promet la prospérité et cible Biden et l’immigration
Lors d’une allocution de fin d’année diffusée à une heure de grande écoute depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a une nouvelle fois défendu sa politique économique, tout en attaquant frontalement son prédécesseur démocrate Joe Biden et en durcissant son discours sur l’immigration. « Il y a onze mois, j’ai hérité d’un désastre et je le répare », a lancé le président américain, affirmant que le pays se dirige vers une phase de prospérité sans précédent, malgré le scepticisme d’une large partie de l’opinion publique.
La seule annonce concrète du discours concerne l’envoi de « dividendes du guerrier » à 1,45 million de militaires américains. Ces chèques, d’un montant de 1.776 dollars chacun, font référence à l’année de la Déclaration d’indépendance des États-Unis et visent, selon la Maison-Blanche, à saluer l’engagement des forces armées.
Pour le reste, Donald Trump a multiplié les déclarations optimistes, promettant un « boom économique comme le monde n’en a jamais connu » et affirmant que les prix baissaient rapidement, tout en reconnaissant que la lutte contre l’inflation n’était pas encore achevée. Il a également avancé des chiffres spectaculaires, évoquant 18.000 milliards de dollars de nouveaux investissements et des baisses massives du prix des médicaments, des affirmations largement contestées par les experts.
Fidèle à son discours protectionniste, le président républicain a réaffirmé son attachement aux droits de douane, qualifiés une nouvelle fois de son « mot préféré ». Il a aussi réitéré sa volonté de mettre fin au système d’assurance-santé subventionné connu sous le nom d’Obamacare, une perspective qui, selon l’opposition démocrate, pourrait alourdir la facture des ménages. L’immigration a occupé une place centrale dans son intervention, Donald Trump accusant les migrants d’être à l’origine de multiples difficultés économiques et sociales, de la crise du logement à la saturation des hôpitaux.
Ce discours optimiste tranche avec le ressenti exprimé dans les enquêtes d’opinion. Selon un récent sondage PBS News, NPR et Marist, 61 % des Américains estiment que la situation économique leur est personnellement défavorable. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a dénoncé une vision « complètement déconnectée de la réalité » vécue par les citoyens, évoquant la hausse des prix et du chômage.
À moins d’un an des élections législatives de mi-mandat, cette défiance inquiète jusqu’au sein du camp républicain. Donald Trump, qui multiplie les déplacements pour mobiliser sa base électorale, a récemment fait part de sa frustration face aux sondages. De leur côté, plusieurs responsables de son administration appellent à la patience, assurant que les effets positifs de la politique économique finiront par se traduire par des créations d’emplois et une amélioration durable du pouvoir d’achat.
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