Inondations et pertes agricoles : le monde rural exige des réponses urgentes
Entre champs submergés, récoltes détruites et cheptel décimé, le Syndicat national des agriculteurs tire la sonnette d’alarme. Les représentants du monde rural demandent à l’État de reconnaître officiellement les zones les plus touchées par les intempéries comme « zones de catastrophe naturelle ».
Le rapport récent de la World Weather Attribution souligne l’ampleur exceptionnelle des phénomènes climatiques de janvier dernier, plaçant le Maroc parmi les pays méditerranéens les plus touchés. Derrière ces chiffres se cache une crise sociale majeure, notamment dans les plaines du Gharb et du Loukkos ainsi que dans les provinces montagneuses du Nord, où l’agriculture familiale constitue le principal moyen de subsistance.
Réuni en urgence le 23 février, le syndicat a appelé à l’inscription d’Al Hoceima, Taza et Taounate sur la liste des zones sinistrées, étape nécessaire pour débloquer les indemnisations. « Il faut compenser les pertes pour relancer la saison agricole et sauver le cheptel restant », insiste le syndicat, qui craint un effondrement durable de l’activité agricole dans ces territoires fragilisés.
La question de la transparence inquiète également. Les agriculteurs redoutent que l’aide soit distribuée selon des critères opaques, profitant davantage aux grands exploitants qu’aux petits fellahs. Le syndicat réclame des mécanismes clairs et équitables, loin de tout clientélisme.
Double peine : intempéries et bureaucratie
À la violence des intempéries s’ajoute une pression administrative jugée insoutenable. Plusieurs petits exploitants reçoivent des mises en demeure de la CNSS pour des retards de paiement liés à la couverture santé, alors que leurs terres sont encore inondées. « Comment payer quand on a tout perdu ? », s’interrogent les représentants syndicaux, demandant la suspension immédiate de ces procédures.
Souveraineté alimentaire menacée
Le syndicat met en garde contre un risque systémique pour la souveraineté alimentaire nationale. Avec 110.000 hectares submergés, le secteur laitier est fragilisé par la hausse des prix du fourrage et par certaines pratiques de collecte. L’importation massive de bovins destinés à l’abattage accentue la dépendance aux marchés extérieurs et menace les races locales.
Face à cette situation, les agriculteurs demandent des mesures structurelles : prêts à taux zéro, creusement et approfondissement des puits, accélération des projets d’irrigation, protection des terres collectives… Autant de mesures jugées indispensables pour préserver un secteur agricole clé pour l’économie et le tissu social des zones rurales.
Dans un contexte de stress hydrique chronique et de phénomènes climatiques extrêmes, le cri d’alarme des agriculteurs souligne que la résilience climatique ne pourra être construite sans justice sociale, protection des petits producteurs et réforme profonde des politiques agricoles.
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