Italie : les Marocains parmi les principales nationalités naturalisées
L’Italie confirme son rôle de terre d’accueil en Europe, mais aussi de laboratoire de profondes transformations démographiques. Les dernières données publiées par l’Institut national de statistique italien (ISTAT) révèlent que les citoyens marocains figurent parmi les principales communautés accédant à la nationalité italienne, dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et l’évolution des structures familiales.
Les Marocains, deuxième communauté naturalisée
Avec près de 23 000 naturalisations enregistrées sur une année, les Marocains se positionnent au deuxième rang des nationalités étrangères ayant acquis la citoyenneté italienne, derrière les Albanais et devant les Roumains.
Cette dynamique illustre l’ancrage progressif de la communauté marocaine en Italie, ainsi que son rôle dans le tissu social et économique du pays.
Une population étrangère en hausse
L’Italie compte désormais plus de 5,5 millions de résidents étrangers, soit près de 10 % de la population totale. Cette progression repose principalement sur un solde migratoire positif et sur une augmentation des naissances au sein des populations étrangères.
La répartition géographique reste cependant inégale : le nord du pays concentre la majorité des résidents étrangers, suivi du centre, tandis que le sud demeure nettement moins attractif.
Une démographie italienne sous pression
En parallèle, la population italienne continue de diminuer. Le nombre de citoyens italiens recule, sous l’effet d’un déséquilibre marqué entre les naissances et les décès.
Avec un taux de fécondité parmi les plus bas d’Europe et une espérance de vie élevée, le pays fait face à un vieillissement accéléré de sa population.
Des règles d’accès à la nationalité plus strictes
Le nombre total de naturalisations a légèrement diminué ces dernières années. Cette tendance s’explique notamment par des ajustements législatifs encadrant plus strictement l’accès à la citoyenneté, en particulier par le droit du sang.
Ces évolutions traduisent une volonté de mieux réguler les conditions d’acquisition de la nationalité, tout en s’inscrivant dans un débat plus large sur les politiques migratoires.
Des mutations profondes des structures familiales
Les transformations ne se limitent pas à la démographie globale. Les modes de vie évoluent également, avec une augmentation notable des ménages composés d’une seule personne, qui représentent désormais plus d’un tiers des foyers.
Parallèlement, les familles avec enfants deviennent moins nombreuses, tandis que les couples sans enfants se maintiennent à un niveau stable.
Une société en transition
Ces différents indicateurs dessinent le portrait d’une société italienne en pleine transition. Entre vieillissement de la population, évolution des modèles familiaux et rôle croissant des populations étrangères, l’Italie doit adapter ses politiques publiques à une réalité en mutation.
Dans ce contexte, la place des communautés étrangères, dont les Marocains, apparaît comme un facteur structurant de l’équilibre démographique et social du pays.
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