Le Kenya table sur une croissance modérée malgré les tensions économiques mondiales
L’économie kényane devrait maintenir un rythme de croissance relativement stable au cours des deux prochaines années, dans un environnement marqué par des contraintes internes persistantes et des pressions économiques internationales. C’est ce qui ressort des dernières prévisions publiées par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
L’institution financière anticipe une croissance de 4,6 % pour l’année 2026, avant une légère accélération à 4,9 % en 2027. Une progression qui reflète la résilience de plusieurs secteurs stratégiques de l’économie kényane, tout en soulignant les défis structurels qui continuent de freiner une expansion plus soutenue.
Selon la BERD, les activités liées à la construction, aux services et au secteur minier demeurent les principaux moteurs de la croissance économique du pays. Ces secteurs continuent de bénéficier des investissements publics et privés ainsi que de la demande intérieure.
En revanche, les performances plus limitées de l’agriculture et de l’industrie manufacturière pèsent sur la dynamique globale de l’économie. Ces deux secteurs restent confrontés à plusieurs difficultés, notamment les effets des conditions climatiques, les coûts de production élevés et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
La question de l’inflation demeure également au centre des préoccupations économiques. Après plusieurs mois de ralentissement, la hausse des prix a légèrement repris en mars 2026 pour atteindre 4,4 %.
La BERD attribue principalement cette évolution à l’augmentation des prix mondiaux du pétrole, qui exerce une pression directe sur les coûts du transport, de l’énergie et de la production dans plusieurs secteurs de l’économie kényane.
Malgré ce contexte, le shilling kényan est resté relativement stable face aux principales devises internationales. Cette stabilité monétaire a contribué à limiter l’impact de l’inflation importée et à préserver une certaine confiance sur les marchés financiers.
Les perspectives économiques du Kenya restent toutefois entourées de plusieurs facteurs de risque. La BERD évoque notamment les conséquences potentielles de la hausse durable des coûts énergétiques ainsi que les incertitudes liées aux discussions autour d’un nouveau programme de financement avec le Fonds monétaire international (FMI).
Les retards dans la conclusion d’un accord avec l’institution de Bretton Woods pourraient compliquer davantage la gestion budgétaire du pays et limiter sa capacité à financer certains projets de développement.
Dans un contexte régional et mondial marqué par des tensions économiques persistantes, le Kenya cherche à préserver sa stabilité macroéconomique tout en soutenant la croissance et l’investissement.
Considéré comme l’une des principales économies d’Afrique de l’Est, le pays continue de miser sur la diversification de ses activités économiques et sur le développement de ses infrastructures afin de renforcer sa compétitivité régionale.
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