Oum Er-Rbia : les pluies récentes redonnent de l’espoir aux réserves hydriques
Les récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du Royaume ont apporté un répit attendu au bassin hydraulique d’Oum Er-Rbia, l’un des plus importants du Maroc. Grâce à ces pluies, la retenue globale des barrages relevant de ce bassin a atteint près de 938 millions de mètres cubes, marquant une amélioration notable de la situation hydrique après plusieurs années de stress hydrique.
Selon les données communiquées par les services de l’Agence du bassin hydraulique d’Oum Er-Rbia (ABHOER), les cumuls pluviométriques enregistrés depuis le début de la saison ont avoisiné 251 mm, soit une hausse significative par rapport à la moyenne annuelle habituelle. Cette augmentation, estimée à environ 75 %, a eu un impact direct sur les apports en eau, évalués à près de 650 millions de mètres cubes, contribuant ainsi à relever le taux de remplissage global des barrages à 19 %.
Cette évolution positive devrait permettre de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs grandes agglomérations et zones urbaines stratégiques, notamment El Jadida, Youssoufia, Berrechid et Settat, ainsi que la province de Sidi Bennour et certaines zones situées au sud de Casablanca. Un enjeu crucial dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources hydriques et l’augmentation continue de la demande.
Au-delà de l’alimentation en eau potable, les bénéfices de ces pluies se font également sentir dans le secteur agricole. Dans la zone située entre la Chaouia et les Doukkala, les précipitations exceptionnelles ont permis le remplissage total de plusieurs barrages de petite et moyenne taille, dont ceux de Daourat et d’Imfout. Cette situation offre une marge de manœuvre appréciable pour répondre aux besoins des populations locales et des communes rurales environnantes.
L’amélioration du niveau des retenues permettra notamment d’assurer un approvisionnement complet en eau potable pour les provinces de Berrechid et de Settat, ainsi que pour plusieurs centres et localités, dont Had Soualem, Bir Jdid, Sidi Rahhal, Chtouka, Azemmour et Moulay Abdellah. Un soulagement pour les habitants, après une période marquée par des restrictions et une vigilance accrue dans l’usage de l’eau.
Les retombées positives s’étendent également aux activités pastorales. La régénération des parcours et l’amélioration de la couverture végétale contribuent à réduire la dépendance aux aliments pour bétail, allégeant ainsi les charges financières des agriculteurs et des éleveurs. Cette dynamique s’inscrit en complément des efforts déployés par les pouvoirs publics, notamment à travers le programme national de reconstitution du cheptel, mis en place par le ministère de l’Agriculture.
Toutefois, malgré ces indicateurs encourageants, les responsables du secteur rappellent que cette amélioration reste conjoncturelle. La persistance des effets du changement climatique impose une gestion responsable et durable des ressources hydriques, fondée sur la rationalisation de la consommation et la mobilisation collective de l’ensemble des acteurs. Une vigilance qui demeure essentielle pour garantir la sécurité hydrique de la région à moyen et long terme.
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