Poutine agite la menace nucléaire après les déclarations de Donald Trump
Le ton monte à nouveau entre Moscou et Washington. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, mercredi 5 novembre, qu’il « envisageait » de reprendre les essais nucléaires si les États-Unis prenaient une telle initiative. Cette mise en garde intervient après les propos du président américain Donald Trump, qui a ordonné au Pentagone de « commencer à tester » les armes nucléaires américaines, une première depuis plus de trois décennies.
Lors d’une réunion de son Conseil de sécurité retransmise à la télévision, Poutine a demandé aux autorités compétentes de « tout mettre en œuvre pour recueillir des informations supplémentaires » sur les intentions américaines et de préparer « des propositions concertées » en vue de possibles essais. « Il s’agit d’une question sérieuse », a-t-il insisté, tout en rappelant que la Russie n’avait pas conduit de test nucléaire depuis 1990, peu avant la fin de l’Union soviétique.
Les États-Unis, de leur côté, n’ont plus procédé à une détonation nucléaire depuis 1992. Cependant, les déclarations de Donald Trump affirmant que « d’autres font des essais » laissent planer l’ambiguïté sur un éventuel retour de Washington à la logique de confrontation nucléaire.
Le président russe a rappelé que son pays avait « toujours respecté scrupuleusement ses obligations » dans le cadre du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Mais il a averti que si les États-Unis ou d’autres signataires s’en écartent, « la Russie serait contrainte de prendre des mesures de rétorsion appropriées ».
Le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, a quant à lui évoqué la possibilité de « commencer immédiatement la préparation d’essais nucléaires à grande échelle », citant l’archipel de la Nouvelle-Zemble, dans l’Arctique, comme site potentiel. Selon lui, les plans américains « augmentent considérablement le niveau de menace militaire » et justifient le maintien d’un arsenal capable « d’infliger des dommages inacceptables à l’ennemi en toutes circonstances ».
Dans le même temps, le chef des services de renseignement extérieurs, Sergueï Narychkine, a indiqué que la diplomatie russe avait demandé à Washington de « clarifier » la teneur exacte des propos de Donald Trump.
Ce nouvel épisode ravive les craintes d’une course aux armements rappelant les heures les plus tendues de la guerre froide, à un moment où la coopération internationale sur la non-prolifération nucléaire apparaît plus fragile que jamais.
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