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Tanzanie : Samia Suluhu Hassan ordonne une enquête sur les violences post-électorales
La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a annoncé vendredi la mise en place d’une commission d’enquête indépendante chargée de faire la lumière sur les violences meurtrières survenues à la fin du mois d’octobre, en marge des élections législatives et présidentielles.
Lors de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire à Dodoma, la cheffe de l’État s’est dite « profondément attristée » par les pertes humaines enregistrées le 29 octobre, jour du scrutin. « Ceux qui ont perdu la vie lors de ces événements méritent que justice soit faite », a-t-elle déclaré, avant d’annoncer la création d’un comité spécial chargé d’examiner les circonstances exactes de ces affrontements et d’en déterminer les causes.
Ces violences, qui ont éclaté dans plusieurs villes du pays, ont opposé forces de sécurité et manifestants contestant les résultats officiels du vote. L’opposition, qui dénonce des fraudes massives et des intimidations électorales, accuse le gouvernement d’avoir orchestré une répression violente contre les partisans de ses candidats.
Selon les observateurs internationaux, le scrutin s’est déroulé dans un climat tendu, marqué par des restrictions sur la liberté d’expression et la communication en ligne. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont déjà appelé à une enquête transparente et indépendante, évoquant des violations graves commises contre des civils.
Réélue avec près de 98 % des voix, un score qualifié de « sans appel » par la Commission électorale nationale, Samia Suluhu Hassan a promis que son mandat serait placé sous le signe de la réconciliation nationale et du renforcement de la confiance démocratique. « Nous devons apprendre de ces événements pour construire une Tanzanie plus juste, où la voix de chaque citoyen compte », a-t-elle souligné.
La création de cette commission est perçue par certains analystes comme un geste d’apaisement politique, visant à calmer les tensions après un scrutin controversé. Toutefois, l’opposition reste prudente, exigeant des garanties d’indépendance et l’implication d’experts internationaux dans les travaux de l’enquête.
La Tanzanie, longtemps considérée comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Est, traverse depuis plusieurs années une période de fragilité politique et de polarisation croissante entre le pouvoir et ses détracteurs. La démarche de la présidente pourrait marquer un tournant si elle s’accompagne de réformes concrètes en faveur de la transparence et du dialogue national.