Urgent 11:32 SM Le Roi Mohammed VI rend hommage à l’engagement de feu Abdelaziz Bennani en faveur des droits de l’homme 11:31 Programme Iqlaa : un nouvel accélérateur pour les entreprises culturelles et créatives marocaines 11:09 Tanger Med : le chiffre d’affaires de TMPA progresse de 8,6 % au premier semestre 2026 11:01 Élections législatives 2026 : dépôt des déclarations de candidature du lundi 31 août au mercredi 9 septembre 10:38 SM le Roi Mohammed VI adresse un message de condoléances à Xi Jinping après les inondations à la frontière sino-népalaise 10:34 OM : Harit et Aguerd auraient refusé les offres du Golfe pour rester à Marseille 10:33 Élections : voici les démarches à connaître pour voter 09:44 Cap Beddouza : interdiction des moules et coquillages après la détection de biotoxines marines 08:46 Élections législatives : Mohamed Chouki affirme que le RNI est prêt pour le scrutin 08:44 Taekwondo : Farah Touzani décroche l’or en Chine après une victoire face à la numéro 1 mondiale 08:02 Revue de presse : diplomatie, rentrée scolaire, économie et mobilité au cœur de l’actualité marocaine 08:00 Météo au Maroc : chaleur, orages et vents soutenus attendus ce samedi 29 août 23:09 Coopération Maroc-France : Interpol Rabat intervient après l’arrestation d’un individu recherché 22:02 Rentrée scolaire 2026-2027 : le ministère renforce le contrôle de l’assiduité et des fournitures 21:09 CFG Bank : les activités commerciales dopent les résultats semestriels 19:15 Ports : la montée en puissance du Maroc complique les ambitions du terminal Vasco da Gama au Portugal 19:05 Minth Group choisit Tanger pour renforcer sa production automobile au Maroc 18:30 Maroc-France : le trafic aérien atteint 5,9 millions de passagers en sept mois 17:07 Unimer Group porte son chiffre d’affaires à 434 MDH au premier semestre 2026 16:44 FMI : le Maroc se distingue en Afrique par une priorité budgétaire moins élevée 16:00 Les avocats maintiennent leur mobilisation après l’entrée en vigueur de la loi 66.23 15:34 Domocasa place la domotique marocaine parmi les finalistes des KNX Awards 2026 15:30 Vacances d’été 2026 : pourquoi les Marocains privilégient le tourisme intérieur 15:22 Maroc-Jordanie : un nouvel accord pour renforcer la coopération judiciaire 15:00 Gaz naturel liquéfié : Moscou voit dans les infrastructures marocaines une opportunité de coopération 14:57 Message de condoléances de SM le Roi au Souverain de Norvège Haakon VIII suite au décès du Roi Harald V 14:45 Ayyoub Bouaddi quitte Lille avec émotion et adresse un message fort au LOSC 14:35 Sanlam Maroc : le chiffre d’affaires bondit de 19,6 % au premier semestre 2026 14:30 Énergie solaire : le Maroc concentre plus de 20 % des capacités installées en Afrique 14:05 Marché monétaire : stabilité confirmée malgré le recul de l’inflation 13:53 Marrakech : des startups soutenues par l’INDH misent sur la technologie pour mieux gérer l’eau 13:44 Daosheng Tianhe investit à Nador pour développer des matériaux destinés à l’industrie éolienne 13:43 Trafic aérien : les aéroports marocains dépassent 22 millions de passagers à fin juillet 2026 13:30 Crédit Agricole du Maroc : les Marocains du Monde au cœur d’une nouvelle stratégie d’investissement 13:27 Dakhla : 616 nouvelles entreprises créées dans la région à fin mai 2026 13:00 Broad-Ocean Motor à Tanger : le Maroc accélère son virage vers l’automobile électrique 12:44 Rallye aérien Toulouse-Saint-Louis du Sénégal : le Maroc au cœur de l’édition 2026

"Without trust, there can be no genuine peace…"

Dimanche 20 Avril 2025 - 17:34
Par: Sabri Anouar
"Without trust, there can be no genuine peace…"

Les nations, comme les êtres humains, vivent de relations. Et toute relation, pour durer, a besoin d’un socle invisible mais vital : la confiance. Lorsqu’elle s’effrite, tout vacille. Le dialogue devient confrontation. La coopération, méfiance. Et la paix, au mieux, une pause entre deux tensions.
Cette vérité résonne aujourd’hui avec une gravité particulière au Sahel, où les liens entre États, peuples et institutions se fragilisent, se tendent, parfois se brisent. Ce n’est pas seulement la sécurité qui est en jeu. C’est la possibilité d’un avenir commun. Car les traités ne suffisent pas. Les alliances non plus. Ce qui fait tenir les relations, c’est cette matière invisible mais essentielle : la confiance. Sans elle, il n’y a pas de diplomatie. Il n’y a que des arrangements temporaires.

Ce que dit la confiance

Le choix de cette citation de Ban Ki-moon (ancien secrétaire général des Nations unies, diplomate sud-coréen né en 1944) — “Without trust, there can be no genuine peace—neither in society nor in the international arena.” — ne relève pas du simple effet rhétorique. Elle résume un principe fondamental : sans confiance, la paix ne repose sur rien de durable.
Et cette absence de paix n’est jamais simplement une affaire d’idéologie ou de rapports de force. Elle révèle d’abord un échec relationnel. Si cet édito se penche sur le Sahel, c’est parce que cette région incarne intensément les conséquences de la rupture des liens : insécurité permanente, revirements de posture, influences croisées, perte d’ancrage. Le tout sur fond de frustration populaire, de crise institutionnelle et de recomposition des alliances.
C’est aussi parce qu’à ce délitement, le Maroc oppose une autre lecture, une autre manière de faire relation, une autre façon d’être présent.
L’épisode diplomatique du 6 avril 2025 illustre cette fragilité. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont rappelé leurs ambassadeurs en Algérie après la destruction, par l’armée algérienne, d’un drone malien à la frontière. L’Alliance des États du Sahel y a vu une atteinte à sa souveraineté. L’Algérie a riposté en rappelant ses propres ambassadeurs et en fermant son espace aérien au Mali.
Ce n’est plus seulement la coopération qui s’effondre, mais le langage même des relations diplomatiques. La défiance remplace le dialogue. Et c’est là que se joue l’essentiel : sans confiance, plus rien ne tient.

Une relation séculaire, une vision contemporaine

Le Maroc n’a pas découvert le Sahel au XXIe siècle. Depuis des siècles, des liens profonds unissent le royaume à cette région : routes caravanières, échanges intellectuels, ancrage religieux, proximité humaine. De Tombouctou à Gao, l’influence marocaine s’est exercée non par conquête, mais par rayonnement.
Cette histoire n’a jamais été rompue. Elle a changé de forme, traversé des silences, mais elle n’a cessé de produire du lien. Aujourd’hui encore, elle inspire une diplomatie enracinée, patiente, à rebours des logiques d’ingérence.
Cette posture s’exprime dans le temps long. Le Maroc n’a pas cédé à l’alarmisme ni à la condamnation facile. Il agit. Discrètement, mais avec constance. Il ne promet pas, il construit. Il ne commente pas, il se connecte. Il agit moins par injonction que par influence, moins par démonstration de force que par continuité d’alliance. Il conjugue les leviers du soft power à une vision stratégique d’un continent africain émancipé, solidaire et multipolaire.

Face à l’emballement, une diplomatie de constance

Les dernières semaines n’ont fait que confirmer l’urgence. Début avril, la Russie annonçait son soutien militaire aux juntes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, actant un tournant géopolitique majeur. En février, les services marocains démantelaient une cellule de l’État islamique liée au Sahel, avec des projets d’attentats sur notre sol.
Face à cette recomposition rapide, le Maroc n’adopte pas de position de surplomb. Il n’alimente pas les tensions. Il agit sur la durée, selon une ligne claire : celle de la construction. Là où d’autres agitent les armes ou les doctrines, le Maroc propose des solutions. Il forme des imams. Il conseille des institutions. Il accompagne des agricultures. Il bâtit des routes. Il écoute avant d’agir. Et lorsqu’il agit, c’est pour relier.

Faire le choix de la coopération

La relation, dans sa forme la plus noble, précède l’économie, transcende la politique, et parfois même défie l’histoire. Ce sont les relations — entre individus, sociétés, nations — qui font les équilibres durables. Là où elles se rompent, l’instabilité prospère.
Bertrand Russell (philosophe britannique et Prix Nobel de littérature 1950, 1872-1970) le rappelait avec justesse : “The only thing that will redeem mankind is cooperation.
Coopérer, ce n’est ni s’aligner, ni céder. C’est reconnaître que la paix ne s’impose pas. Elle se construit. Et elle se construit à travers des relations fondées sur la confiance.

L’art de la retenue

La diplomatie marocaine ne s’exhibe pas. Elle s’inscrit. Elle repose sur une retenue rare. Trois piliers la fondent : une légitimité spirituelle et historique largement reconnue dans les pays sahéliens, une logique de partenariat intégré et gagnant-gagnant, et une constance qui transcende les régimes.
Henry Kissinger (ancien Secrétaire d'État des États-Unis et Prix Nobel de la paix de 1973, 1923-2023) aurait pu décrire le Maroc lorsqu’il définissait la diplomatie comme : “Diplomacy: the art of restraining power.

Une vision royale

Formation d’imams dans un islam tolérant. Port de Dakhla Atlantique comme cordon logistique entre le Maroc et les États sahéliens. Projets dans l’agriculture, l’énergie, l’éducation. Coopération sécuritaire discrète et efficace. Présence diplomatique continue, même dans les pays en transition. Engagement assumé pour une coopération Sud-Sud portée par la vision royale.
Le 6 novembre 2023, à l’occasion du discours de la Marche Verte, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assite, annonçait l’Initiative Royale pour l’accès des pays sahéliens à l’Atlantique. Une vision structurante pour désenclaver les économies de l’intérieur du continent et leur ouvrir un accès logistique, commercial et énergétique durable.
Dans ce cadre, le port de Dakhla Atlantique devient un pilier stratégique. Plus qu’un port, c’est une porte. Un trait d’union entre le cœur du continent et les courants du monde. Ce projet illustre ce que peut une diplomatie marocaine : souveraine, tranquille, tournée vers l’intégration.

Une vision souveraine pour un destin partagé

Ce que vit le Sahel est à la fois un signal et un test. Signal de ce que devient une région quand les liens se défont. Test pour ceux qui prétendent à un leadership africain, mais peinent à préserver les fondements de la relation..
Le Maroc ne figure peut-être pas dans la cartographie étroite du Sahel, mais il en partage les défis, les équilibres à préserver, et les horizons à construire. Car un destin ne s’impose pas. Il se construit. Relation après relation. Acte après acte. Dans la durée.
Et c’est bien là la force de la vision marocaine : elle ne se réduit pas à une stratégie conjoncturelle. Elle trace un cap. Elle exprime une manière d’être au monde. Et pour le Maroc, elle incarne une fidélité à son histoire, et un engagement envers un avenir à la hauteur de ses responsabilités.


Sous-Rubrique Maroc

  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.