-
18:30
-
18:00
-
17:30
-
17:00
-
16:44
-
16:13
-
16:00
-
15:38
-
15:38
-
15:30
-
15:00
-
14:45
-
14:30
-
14:30
-
14:21
-
14:00
-
13:57
-
13:49
-
13:42
-
13:40
-
13:30
-
13:27
-
13:00
-
12:30
-
12:00
-
11:53
-
11:27
-
11:17
-
11:00
-
10:57
-
10:45
-
10:44
-
10:30
-
10:00
-
09:30
-
09:14
-
09:09
-
08:44
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:27
-
20:46
-
20:33
-
19:00
Suivez-nous sur Facebook
Importations de céréales : le maroc ajuste sa stratégie
Alors que les stocks mondiaux de blé ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2016-2017, selon le rapport « World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE) » de l’USDA publié ce mois d’août, le Maroc a enregistré une baisse notable de 11 % de ses importations de céréales au cours des sept premiers mois de 2025. Cette contraction pose la question d’une possible corrélation entre la situation internationale et les choix stratégiques du Royaume.
Un cadre de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL) confirme cette tendance baissière. « La conjoncture céréalière internationale n’a jamais été aussi contrastée », explique-t-il. D’un côté, des récoltes abondantes en Europe et dans d’autres bassins exportateurs exercent une pression baissière sur les prix, notamment sur le marché de Chicago. D’un autre côté, les stocks mondiaux de blé devraient tomber à 260,1 millions de tonnes à la fin de la campagne 2025/26, soit leur plus bas niveau depuis 2015/16, conséquence d’une production mondiale revue à la baisse.
Dans ce contexte de resserrement global, le Maroc, grand importateur de céréales, adopte une gestion prudente de ses achats. Entre janvier et juillet 2025, le Royaume a importé 5,847 millions de tonnes de céréales, reflétant une stratégie visant à limiter l’exposition aux fluctuations du marché.
Cette politique s’inscrit sous la supervision directe du Premier ministre Aziz Akhannouch et du ministre de l’Agriculture Mohamed Sadiki, qui ont insisté sur la nécessité de sécuriser l’approvisionnement national tout en optimisant la production locale. Malgré une campagne agricole 2024-2025 marquée par une hausse de 41 % de la production nationale, atteignant 44 millions de quintaux, les pluies tardives et la réduction des surfaces cultivées limitent l’impact de cette production sur la nécessité d’importer.
Cette situation met en lumière l’importance pour le Maroc de renforcer ses efforts en matière d’irrigation, de modernisation des filières et de diversification des sources d’approvisionnement afin de mieux sécuriser son approvisionnement face aux aléas climatiques et aux tensions sur les marchés internationaux.