Urgent 20:46 EXCLUSIVE Négociations de Madrid : le Maroc impose son initiative d’autonomie comme référence unique 20:00 Tentative de contrebande d’or déjouée au port de Béni Ansar à Nador 19:22 Sélection de la semaine : transition de leadership et dossier du Sahara en accélération 19:00 Coupe de la CAF : le Wydad assure l’essentiel à Nairobi et se rapproche des quarts 18:00 Espagne–Maroc : reprise progressive des traversées maritimes dans le détroit de Gibraltar 17:20 La péninsule ibérique retrouve son calme après la tempête Marta 16:35 Intempéries à Casablanca : des inondations perturbent temporairement le tramway 16:00 Perturbation ferroviaire entre Bouskoura et Nouaceur : la circulation vers le Sud rétablie 15:30 Journées portes ouvertes au Consulat du Maroc à Madrid : un service renforcé pour les MRE 15:09 Inondations meurtrières dans le nord du Maroc : Tanger et Tétouan durement touchées 14:30 Marchés frontières : le Maroc bien placé dans le futur indice obligataire de JPMorgan 14:00 Rond à béton : un marché marocain sous tension 13:44 États-Unis : une hausse inhabituelle des commandes de pizzas près du Pentagone intrigue 13:30 Précipitations et barrages : la Moulouya en reprise 13:15 Ressources hydriques : les barrages du Maroc atteignent un taux de remplissage de 65,2 % 12:45 NARSA accélère la modernisation du permis de conduire et des cartes grises 12:30 Démission de Jack Lang : son avocat défend une décision « raisonnable » pour l’Institut du monde arabe 12:09 Le FC Barcelone se retire officiellement du projet de Superligue européenne 11:45 Carburant aérien : vigilance renforcée dans les aéroports marocains 11:30 Ventes immobilières judiciaires : un taux d’exécution encore faible malgré les réformes annoncées 11:01 Fortes pluies dans le Gharb : mobilisation d’urgence pour protéger populations et infrastructures agricoles 10:45 Aéroports belges : une fréquentation record portée par la reprise du trafic aérien 10:30 Netanyahu à Washington pour des discussions stratégiques sur l’Iran 10:00 Inondations en Algérie : quand les pluies mettent en cause la préparation des villes 09:56 Portugal : duel décisif entre la gauche et l’extrême droite au second tour de la présidentielle 09:50 L’Algérie met fin à son accord aérien avec les Émirats arabes unis 09:28 Intempéries au Maroc : un plan d’urgence pour assurer la continuité des cours 09:15 Débordements dans les tribunes : la justice marocaine sévit à Marrakech 08:30 Maroc : Allianz anticipe une croissance soutenue et une inflation maîtrisée à l’horizon 2026 08:00 Paiements numériques : Bank Al-Maghrib accélère la réduction du cash au Maroc 23:55 Le Maroc renforce sa position de hub maritime, avec une hausse de 8,9 % du trafic portuaire 23:04 L’Arabie saoudite investit massivement en Syrie pour relancer l’économie et les infrastructures 22:03 Traversées maritimes interrompues entre l’Espagne et le Maroc à cause du mauvais temps 21:30 Intempéries à Taounate : plus de 700 interventions menées pour soutenir les populations 21:11 Le FC Barcelone se retire officiellement de la Superligue européenne

Agadir : polémique autour des noms de rues

Mardi 03 Juin 2025 - 16:33
Agadir : polémique autour des noms de rues

Agadir, ville au passé douloureux et à l’identité plurielle, se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique nationale. À l’origine : une proposition audacieuse émanant de l’Institut marocain des droits de l’homme (MIHR), présidé par Abdellah El Feryadi, qui suggère de rebaptiser plusieurs lieux publics en hommage à des figures juives marocaines. Si l’objectif affiché est de valoriser le patrimoine hébraïque reconnu par la Constitution, la démarche suscite une vive controverse.

Mémoire partagée ou effacement symbolique ?

Dans un courrier adressé au maire d’Agadir, Aziz Akhannouch, le MIHR avance l’idée de substituer les noms de certaines avenues – dont celles portant les noms emblématiques de Allal El Fassi et Abderrahim Bouabid, piliers du mouvement national marocain – par ceux de personnalités juives comme Simon Levy, intellectuel engagé, ou encore le rabbin Khlifa Ben Malka, figure spirituelle de la communauté juive locale.

En parallèle, le Musée de la Reconstruction pourrait être renommé en hommage à Orna Baziz, rescapée du séisme de 1960, tandis que le complexe culturel de Dakhla porterait le nom de l’artiste Neta Elkayam.

Ces propositions, pourtant limitées dans leur portée administrative, ont provoqué un séisme émotionnel sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux citoyens, la reconnaissance du patrimoine juif marocain ne doit pas se faire au détriment de figures liées à la lutte pour l’indépendance nationale ou à la cause palestinienne.

Entre patrimoine pluriel et blessures politiques

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Certains saluent une initiative « courageuse » qui incarne l’esprit d’ouverture et de diversité inscrit dans la Constitution de 2011. D’autres, en revanche, y voient une tentative d’effacement de la mémoire nationaliste marocaine au profit d’un agenda politique lié à la normalisation avec Israël.

« Il ne s’agit pas d’un rejet des figures juives marocaines. Il s’agit de ne pas remplacer des symboles fondateurs de l’histoire marocaine », martèle un internaute. Un autre commente : « Honorer Simon Levy, oui, mais pas en gommant Abderrahim Bouabid ».

La situation se complexifie davantage dans un climat marqué par la sensibilité autour du conflit israélo-palestinien. Le nom de Muhammad al-Durrah, enfant palestinien devenu symbole de l’Intifada, pourrait être remplacé dans le complexe Dakhla. Pour certains, cela représente une ligne rouge.

Une affaire qui dépasse la sphère municipale

Au-delà d’Agadir, cette controverse réactive des tensions plus profondes dans le paysage politique marocain. Le MIHR est accusé par ses détracteurs de faire le jeu de la « normalisation culturelle » avec Israël, à travers des gestes symboliques qui touchent à l’imaginaire collectif. Le parti du maire d’Agadir, le Rassemblement national des indépendants (RNI), est également pointé du doigt pour son silence ou sa supposée complicité.

Officiellement, aucune décision n’a été prise. La demande a été enregistrée mais n’a pas encore été discutée lors des sessions du conseil communal. Pourtant, le débat, lui, est bien lancé.

Un miroir des fractures du Maroc contemporain

Cette affaire illustre les tensions entre deux visions du Maroc. D’un côté, une lecture pluraliste de l’identité nationale, ouverte sur son passé multiculturel. De l’autre, une défense farouche des repères historiques nationalistes, considérés comme intangibles.

Agadir, reconstruite après le séisme de 1960, porte en elle les traces d’une mémoire à la fois douloureuse et complexe. La question aujourd’hui n’est pas seulement de savoir quels noms porteront ses boulevards, mais quel récit collectif ces noms doivent incarner.

La polémique, au fond, dépasse les rues d’Agadir : elle interroge la manière dont le Maroc veut raconter son histoire.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.