Urgent 20:10 Disparition de soldats lors d’African Lion 2026 19:00 Spirit Airlines suspend ses vols et amorce la fin de ses activités 18:10 Tenglong Auto Parts consolide sa présence au Maroc et accélère sa diversification industrielle 17:10 Retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne : Berlin appelle l’Europe à renforcer son rôle au sein de l’OTAN 16:25 Pétrole : l’Opep+ augmente ses quotas de production malgré des tensions internes 15:20 OCP entre dans le classement mondial de la chimie 14:36 Canicule en Inde : la demande d’électricité atteint un niveau record historique 14:00 Inégalités en mathématiques : l’Unesco alerte sur un nouvel écart défavorable aux filles 13:15 Automobile : exportations portugaises en léger recul, forte hausse vers le Maroc 12:35 Pétrole : une vulnérabilité persistante pour l’économie marocaine face aux tensions mondiales 12:00 Maroc : 7,4 milliards de dollars d’investissements privés possibles 11:20 Kazakhstan : une hausse des exportations de blé malgré la disparition du marché marocain 10:30 AS FAR – Raja : le Classico qui dérape et interroge 10:00 Trump sceptique face à une nouvelle proposition iranienne de sortie de crise 09:30 Transition énergétique : le Maroc à l’heure des choix stratégiques 08:45 Agriculture : le Maroc accélère la cartographie numérique de ses exploitations 08:10 Arabie saoudite : des sanctions renforcées contre le Hajj sans permis 07:30 Casablanca : une affaire criminelle entre chauffeurs de taxi conduit à deux arrestations

Algérie : l’impasse énergétique d’un géant en surplace

Mardi 05 Août 2025 - 12:00
Algérie : l’impasse énergétique d’un géant en surplace

Alors que le monde rebat les cartes de la géopolitique énergétique à la faveur de la transition verte, l’Algérie semble suivre une trajectoire à contre-courant. Dotée de ressources naturelles colossales, notamment en gaz, et d’un potentiel solaire exceptionnel, le pays peine pourtant à s’affirmer comme acteur incontournable. La faute à une gouvernance rigide, des décisions diplomatiques contre-productives et une absence de stratégie cohérente. C’est le constat sévère dressé par un rapport du think tank italien ECCO, qui dénonce une gestion erratique aux lourdes conséquences régionales.

Une transition énergétique qui reste théorique

Sur le papier, l’Algérie affiche des ambitions notables : produire jusqu’à 40 TWh d’hydrogène vert d’ici 2040, porter la part des énergies renouvelables à 27 % de son mix électrique d’ici 2035… Mais ces objectifs restent largement incantatoires. Le rapport d’ECCO, signé par l’experte Jessica Obeid, souligne l’absence de cadre réglementaire attractif et la centralisation excessive des décisions, qui découragent les investisseurs. En clair, le pays avance sans boussole dans un monde où la transition énergétique exige visibilité et rapidité.

Le choix du repli : le précédent du gazoduc Maghreb-Europe

L’un des tournants les plus dommageables reste la décision de ne pas renouveler, en 2021, le contrat du gazoduc Maghreb-Europe (GME), qui reliait l’Algérie à l’Espagne via le Maroc. Officiellement motivée par des tensions diplomatiques avec Rabat, cette décision a privé Alger d’un canal stratégique vers l’Europe. Résultat : une perte de crédibilité sur le marché, notamment auprès de l’Espagne, qui a drastiquement réduit ses importations de gaz algérien.

L’Europe se détourne progressivement

Le manque de fiabilité perçu de l’Algérie a incité plusieurs partenaires européens à diversifier leurs sources. Même l’Italie, pourtant fidèle partenaire, diminue ses achats. En 2024, les exportations vers Rome ne représentent plus que 36 % du total algérien, contre 44 % en 2022. Ce recul illustre la difficulté d’Alger à maintenir sa place dans un marché en mutation rapide, notamment avec l’introduction de critères climatiques stricts par l’Union européenne (réduction du méthane, CBAM, traçabilité carbone...).

Une diplomatie énergétique à contretemps

Au lieu de capitaliser sur sa position géographique stratégique entre l’Europe et l’Afrique, l’Algérie s’isole. Son refus de coopérer avec ses voisins du Maghreb pour bâtir une intégration énergétique régionale fragilise l’ensemble. En ignorant les signaux du marché et en privilégiant des postures diplomatiques rigides, le pays hypothèque ses chances de devenir un acteur pivot de la transition énergétique euro-africaine.

Des réformes nécessaires, mais toujours absentes

Selon ECCO, seule une réforme institutionnelle profonde pourrait redonner à l’Algérie une place centrale dans l’échiquier énergétique. Cela passerait par la transparence réglementaire, l’ouverture aux investissements étrangers, la coopération régionale et une stratégie sérieuse de décarbonation. Pour l’heure, rien n’indique que ces réformes soient à l’ordre du jour.

L’Algérie dispose des atouts pour jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique régionale. Mais en l’absence de vision, de réformes structurelles et de diplomatie constructive, elle risque de rater le train de l’histoire – un paradoxe pour un pays si riche en ressources, mais si pauvre en stratégie d’avenir.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.