Confidentialité numérique : Facebook et TikTok parmi les plateformes les moins fiables
À l’heure où les questions de protection des données personnelles occupent une place centrale dans le débat public, une nouvelle étude vient éclairer les pratiques réelles des grandes plateformes numériques. Le rapport « Social Networks Privacy Rating 2025 », réalisé par Incogni, dresse un état des lieux précis du niveau de confidentialité offert par les principaux réseaux sociaux et applications de messagerie. Le constat est sans appel : rares sont les services qui garantissent une véritable maîtrise des informations privées.
L’enquête a évalué 15 plateformes selon 18 critères, allant de la quantité de données collectées à leur éventuelle revente, en passant par la clarté des politiques de confidentialité, l’historique des amendes ou encore les paramètres de sécurité proposés aux utilisateurs. Plus le score attribué est faible, meilleure est la protection.
Dans cette analyse globale, Pinterest et Quora se distinguent comme les services les plus respectueux de la vie privée, avec des notes respectives de 12,38 et 12,96. Derrière eux, Twitch, LinkedIn et Reddit forment un groupe intermédiaire jugé relativement acceptable. À l’opposé, Instagram, TikTok et surtout Facebook figurent parmi les plateformes les moins performantes, cette dernière étant lourdement pénalisée pour des violations répétées de données et plusieurs sanctions financières.
Lorsque l’évaluation se concentre uniquement sur les critères pratiques, tels que la visibilité des informations, le contrôle offert aux utilisateurs ou l’exploitation des données pour l’intelligence artificielle, le classement connaît quelques variations. Twitch arrive alors en tête, suivi de Quora et Pinterest. Malgré ces ajustements, l’écart reste marqué entre les plateformes jugées vertueuses et celles pointées du doigt pour leurs pratiques intrusives.
Pinterest apparaît notamment comme un modèle en matière de paramètres par défaut. L’inscription y nécessite peu d’informations, les options de confidentialité sont claires et l’utilisateur conserve un contrôle réel sur la diffusion de ses données personnelles.
À l’inverse, les réseaux les plus populaires fondés sur le partage massif de photos et de vidéos se montrent nettement plus gourmands en informations. Selon l’étude, ce sont précisément ces formats qui encouragent une collecte intensive de données, souvent utilisées à des fins publicitaires ou pour l’entraînement des systèmes d’intelligence artificielle.
Pour Amine Bouzelgha, Responsable Communication chez Kaspersky, ces résultats traduisent une évolution profonde des attentes du public. « Les migrations massives d’utilisateurs entre réseaux sociaux montrent que la vie privée est devenue un critère décisif. Les internautes ne tolèrent plus les politiques agressives d’exploitation de leurs données et sont prêts à quitter des plateformes jugées trop intrusives », analyse-t-il.
L’étude s’est également penchée sur les applications de messagerie grand public. Dans cette catégorie, Discord obtient le meilleur score global, devant Telegram et Snapchat. En revanche, Facebook Messenger et WhatsApp arrivent en fin de classement, pénalisés notamment pour l’usage des données à des fins publicitaires et pour l’intelligence artificielle.
Si l’on ne considère que les critères pratiques, Telegram prend la première place grâce à une collecte de données limitée et à des paramètres de confidentialité étendus. Snapchat et Discord suivent, tandis que Facebook Messenger et WhatsApp restent à la traîne.
Un élément majeur distingue cependant WhatsApp : l’application est la seule à proposer un chiffrement de bout en bout activé par défaut pour toutes les conversations, un atout essentiel pour la sécurité des échanges sensibles. Malgré cela, elle souffre d’une mauvaise note globale en raison de sa politique d’exploitation des données.
L’analyse souligne également que Telegram est la plateforme qui collecte le moins d’informations personnelles et qui offre le plus d’options de contrôle aux utilisateurs. Discord, bien classée grâce à une faible collecte de données, présente néanmoins des lacunes importantes en matière de paramètres de confidentialité par défaut.
Selon Amine Bouzelgha, les utilisateurs doivent rester vigilants face à une idée reçue. « Beaucoup pensent que les conversations privées le sont réellement. Or, elles peuvent être utilisées à des fins commerciales, analysées par des algorithmes ou même partagées avec des autorités. Il est essentiel de choisir des services qui réduisent ces risques au maximum », avertit-il.
Ce rapport met ainsi en lumière une réalité préoccupante : dans l’univers numérique actuel, la protection de la vie privée demeure l’exception plutôt que la règle. Pour les utilisateurs, il devient indispensable de s’informer, de comparer les plateformes et d’adopter des outils réellement respectueux de leurs données.
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