Cuba et les États-Unis relancent des négociations sous médiation du Vatican
Un nouveau chapitre semble s’ouvrir dans les relations entre Cuba et les États-Unis. Les autorités cubaines ont confirmé l’existence de discussions avec Washington, tout en annonçant la libération de plusieurs prisonniers politiques dans le cadre d’un processus facilité par le Vatican, acteur historique des médiations entre les deux pays.
L’information a été rendue publique par le président cubain Miguel Diaz-Canel, lors d’une intervention diffusée à la télévision nationale. Le chef de l’État a reconnu que des contacts avaient eu lieu entre représentants des deux gouvernements afin d’explorer des solutions aux différends bilatéraux.
Un dialogue diplomatique sous haute sensibilité
Selon Miguel Diaz-Canel, ces échanges visent à ouvrir un espace de dialogue capable de réduire les tensions qui opposent depuis des décennies les deux nations. Il a néanmoins insisté sur la nature « sensible » de ce processus, précisant que toute évolution devait reposer sur le respect mutuel des systèmes politiques et sur l’égalité entre les États.
Ces discussions interviennent alors que le président américain Donald Trump affirme depuis plusieurs semaines que des négociations sont en cours avec les autorités cubaines.
Premières libérations de prisonniers politiques
Parallèlement à ces contacts diplomatiques, La Havane a entamé la libération de plusieurs prisonniers politiques. Cette mesure s’inscrit dans un accord facilité par le Vatican, qui joue depuis longtemps un rôle d’intermédiaire entre Cuba et les États-Unis.
Plusieurs détenus condamnés après les manifestations antigouvernementales du 11 juillet 2021 ont déjà retrouvé la liberté. Parmi eux figurent Adael Jesus Leivas et Ronald Garcia, deux jeunes hommes condamnés à de lourdes peines de prison pour leur participation aux protestations.
Leur retour dans leur quartier de la capitale cubaine a été marqué par des scènes d’émotion familiale.
Une médiation diplomatique active du Vatican
Le rôle du Saint-Siège dans ce processus rappelle celui qu’il avait joué lors du rapprochement historique entre Washington et La Havane en 2015, sous la présidence de Barack Obama.
Plus récemment, plusieurs rencontres diplomatiques ont eu lieu au Vatican. Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez y a été reçu en audience par le pape Léon XIV, tandis que des diplomates américains ont également rencontré des responsables du Saint-Siège.
Le soutien du Mexique et la question de l’embargo
Les discussions ont été saluées par la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, qui a dénoncé l’impact de l’embargo américain imposé à Cuba depuis 1962.
Mexico a par ailleurs intensifié son soutien humanitaire à l’île. Deux navires de la marine mexicaine sont arrivés récemment à La Havane, portant à 3.000 tonnes le volume d’aide envoyée par le Mexique en moins d’un mois.
Une crise économique persistante à Cuba
Malgré ces avancées diplomatiques, Cuba reste confrontée à une situation économique particulièrement difficile. Le pays subit notamment des pénuries de carburant et des coupures d’électricité prolongées.
Les autorités cubaines attribuent en partie ces difficultés aux sanctions américaines, tandis que Washington affirme agir face à ce qu’il considère comme une menace pour sa sécurité nationale.
Dans ce contexte, les discussions en cours pourraient marquer une tentative de réduction des tensions entre les deux voisins historiques, séparés par seulement 150 kilomètres au large des côtes de la Floride.
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