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Détention préventive : un recul historique dans les prisons marocaines
Le Maroc a enregistré, à la fin de l’année 2024, le taux de détention préventive le plus bas de la dernière décennie. Selon le huitième rapport annuel de la Présidence du ministère public, la part des détenus en détention provisoire s’est établie à 31,79 %, contre 45,70 % en 2020, confirmant une évolution significative de la politique pénale du Royaume.
Cette baisse s’inscrit dans une stratégie engagée depuis 2017, visant à rationaliser le recours à la détention préventive. Circulaires, mécanismes de suivi et coordination renforcée avec le pouvoir judiciaire ont permis une application plus rigoureuse de cette orientation, tout en préservant l’efficacité des poursuites.
Paradoxalement, la population carcérale continue d’augmenter. Fin 2024, les prisons marocaines comptaient 105.094 détenus, dont 33.405 en détention préventive. Cette situation s’explique principalement par la hausse des condamnations définitives et la complexité croissante des affaires pénales, notamment dans les grands centres urbains.
Selon les critères des Nations unies, qui ne retiennent que les personnes non encore jugées en première instance, le taux marocain recule à 10,48 %, bien en deçà des seuils internationaux. Plus de neuf détenus sur dix ont ainsi déjà fait l’objet d’une décision judiciaire.
L’entrée en vigueur, en août 2025, de la loi sur les peines alternatives devrait renforcer cette dynamique. En favorisant les sanctions non privatives de liberté, cette réforme ambitionne de réduire durablement la pression sur les établissements pénitentiaires et de consolider l’évolution de la politique pénale marocaine vers davantage d’équilibre et de respect des droits fondamentaux.