Gaza : au moins 47 morts lors d’une frappe israélienne près d’un centre d’aide humanitaire
Une nouvelle tragédie humanitaire frappe la bande de Gaza. Mardi matin, au moins 47 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées près d’un centre de distribution d’aide humanitaire à Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, selon les autorités locales de la Défense civile.
Des milliers de civils s’étaient rassemblés pour tenter de récupérer vivres et produits de première nécessité lorsqu’une série de tirs a frappé la zone. « Des drones israéliens ont tiré sur les gens. Quelques minutes plus tard, des chars israéliens ont tiré plusieurs obus (...), ce qui a entraîné un grand nombre de martyrs et de blessés », a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole des secours, à l’Agence France-Presse.
Les images partagées par des témoins et des ONG montrent des scènes de panique : des corps inertes au sol, des blessés transportés à la hâte dans des véhicules improvisés, et des familles accourant vers les hôpitaux déjà débordés.
Les circonstances précises de la frappe n'ont pas encore été officiellement commentées par l'armée israélienne, mais cette attaque survient dans un contexte de reprise des combats intenses dans le sud de la bande de Gaza, alors que les civils peinent à trouver des zones de refuge ou des corridors humanitaires sûrs.
Depuis plusieurs semaines, les opérations militaires menées par Israël à Gaza ont provoqué une crise humanitaire d’ampleur, avec un accès limité à l’eau, à l’électricité et aux médicaments. Les distributions d’aide sont devenues un enjeu vital, mais aussi un point de tension, tant pour les populations que pour les organisations humanitaires.
L’attaque de mardi s’ajoute à un bilan déjà extrêmement lourd. Selon les autorités sanitaires de Gaza, des milliers de civils ont été tués depuis le début de l’offensive israélienne, déclenchée en réponse à une série d’attaques lancées depuis l’enclave palestinienne.
Alors que les appels à un cessez-le-feu se multiplient sur la scène internationale, les affrontements se poursuivent sans relâche, rendant toute aide humanitaire fragile, dangereuse, et souvent insuffisante pour répondre aux besoins d’une population prise en étau.
L’ONU et plusieurs ONG ont exigé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les circonstances de la frappe à Khan Younès, estimant que le ciblage de civils rassemblés pour recevoir de l’aide pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire.
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