Iran : promesse d’attaques « dévastatrices » après les menaces de Trump
Le conflit au Moyen-Orient s’intensifie alors que l’Iran a promis des attaques « dévastatrices » contre les États-Unis et Israël, suite aux menaces de frappes massives formulées par le président américain Donald Trump. Cette escalade intervient après plus d’un mois de tensions marquées par des bombardements quotidiens et des milliers de victimes dans la région.
Jeudi matin, l’armée israélienne a annoncé avoir intercepté de nouveaux tirs de missiles venus d’Iran, en pleine célébration de la Pâque juive. Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État, le commandant opérationnel iranien a déclaré que la guerre se poursuivrait jusqu’à l’« humiliation » de ses ennemis, et que des opérations encore plus destructrices étaient à prévoir.
Ces déclarations font suite à l’allocution télévisée de Donald Trump mercredi soir, dans laquelle il a affirmé que les frappes contre l’Iran se poursuivraient « deux à trois semaines » supplémentaires. Le président américain a justifié ces opérations en invoquant la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, tout en assurant avoir obtenu des victoires « décisives » jusqu’ici.
À Téhéran, des frappes ont fortement endommagé l’Institut Pasteur, un établissement centenaire, selon le ministère de la Santé iranien. Par ailleurs, Trump a de nouveau menacé de frapper simultanément les infrastructures énergétiques du pays si aucun accord n’était trouvé, et a réaffirmé son soutien aux alliés du Golfe, notamment face aux tirs de missiles et de drones provenant de l’Iran.
En Israël, quatre personnes ont été légèrement blessées au cours des dernières attaques, tandis que le Hezbollah libanais pro-iranien a revendiqué des actions dans le nord du pays sans faire de victimes ni de dégâts majeurs. À Bagdad, l’ambassade des États-Unis a averti que des groupes armés irakiens pro-iraniens pourraient entreprendre des actions similaires dans les prochains jours.
Discussions sur le détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transport mondial de pétrole, est au centre de nouvelles discussions internationales. Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Japon et une trentaine d’autres pays se réunissent virtuellement à l’appel de Londres pour examiner les moyens de sécuriser le passage, dont le quasi-blocage par l’Iran a provoqué une hausse des prix du pétrole.
Les marchés ont réagi immédiatement : le baril de Brent a dépassé les 107 dollars, et les principales bourses mondiales ont enregistré des baisses, notamment à Paris (-1,24 %), Francfort (-1,55 %) et Tokyo (-2,4 %).
Une issue incertaine
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a exprimé ses inquiétudes face à la durée du conflit et à son impact sur l’économie mondiale, soulignant l’incertitude quant à son issue. Pékin a appelé à un arrêt immédiat des hostilités et à l’ouverture rapide de négociations de paix, accusant les opérations israélo-américaines d’être à l’origine du blocage du détroit.
Pour l’heure, aucun cessez-le-feu n’a été annoncé. L’Iran dément l’existence de négociations directes avec Washington, malgré les déclarations de certains responsables iraniens sur la volonté de mettre fin au conflit sous certaines conditions. Israël, de son côté, affirme que la campagne militaire n’est pas terminée et envisage même d’occuper une partie du sud du Liban après la guerre. Selon le gouvernement libanais, les frappes israéliennes ont fait plus de 1 300 victimes depuis le début du conflit.
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