La France durcit ses conditions pour les étudiants internationaux
La politique française à l’égard des étudiants étrangers s’apprête à connaître une inflexion notable. Adopté début février par l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour 2026 introduit plusieurs mesures qui devraient transformer les conditions de séjour et d’études des ressortissants non européens. L’entrée en application est prévue à partir de l’été, sous réserve de validation institutionnelle finale.
Des aides au logement désormais ciblées
Parmi les dispositions les plus significatives figure une refonte du dispositif d’aides au logement. À compter de juillet 2026, les étudiants originaires de pays situés hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse, et ne bénéficiant pas d’une bourse, ne pourront plus prétendre à ces allocations. Jusqu’ici, ces aides représentaient un soutien financier mensuel important pour faire face aux loyers élevés des grandes villes universitaires.
En revanche, les étudiants européens, ainsi que les boursiers quelle que soit leur nationalité, conserveront leur accès à ces prestations. Mieux encore, celles-ci devraient être ajustées à l’évolution du coût de la vie dès la rentrée universitaire, afin d’en préserver le pouvoir d’achat.
Hausse généralisée des frais administratifs
Le texte budgétaire prévoit également une révision à la hausse de plusieurs frais liés aux démarches administratives des étrangers. Les coûts associés aux titres de séjour, aux visas et à certaines formalités devraient augmenter. La procédure de demande de nationalité française serait particulièrement touchée, avec une multiplication par plusieurs fois du tarif actuel.
Une nouvelle contribution financière est aussi envisagée pour l’échange d’un permis de conduire étranger contre un document français. Ces évolutions traduisent une volonté de renforcer les recettes publiques liées aux formalités administratives tout en rationalisant les dépenses sociales.
Des études de plus en plus coûteuses
Ces ajustements s’inscrivent dans un environnement déjà marqué par une hausse des frais universitaires pour les étudiants non européens dans certains établissements. L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a récemment acté une augmentation très importante de ses droits d’inscription pour ces profils, faisant passer les montants annuels de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers selon le cycle d’études.
Cette évolution concerne notamment les étudiants issus de pays n’appartenant pas à la catégorie des États les moins avancés, parmi lesquels figurent de nombreux candidats originaires d’Afrique du Nord.
Une attractivité académique sous surveillance
Pour les observateurs de l’enseignement supérieur, l’ensemble de ces mesures pourrait modifier les équilibres de la mobilité étudiante internationale. Alors que plusieurs pays renforcent leurs stratégies d’attraction des talents, un alourdissement des charges financières pourrait influencer les choix de destination des étudiants.
Les autorités françaises mettent en avant des impératifs budgétaires et une meilleure répartition des aides publiques. Les organisations étudiantes, elles, alertent sur le risque d’un accès plus difficile aux études pour les profils les moins favorisés.
Dans ce contexte, la réforme ne se limite pas à un ajustement financier : elle s’inscrit dans une redéfinition plus large du modèle d’accueil des étudiants étrangers en France, dont les effets réels se mesureront dès les prochaines rentrées universitaires.
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