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Maroc : une croissance soutenue malgré un contexte international incertain
Le Maroc continue de démontrer une trajectoire économique solide, portée par l’investissement, la reprise agricole et la maîtrise de l’inflation, malgré un contexte international marqué par l’incertitude. Stabilité macroéconomique, grands projets d’infrastructure, réformes institutionnelles et positionnement stratégique entre l’Europe et l’Afrique renforcent l’attractivité du Royaume et sa résilience face aux chocs externes.
Selon les analyses de CaixaBank Research et BPI Research publiées dans leur dernière Country Outlook sur le Maroc, l’économie nationale affiche une dynamique de croissance soutenue. Après une accélération notable en 2025, avec un PIB dépassant 5 % au deuxième trimestre, la croissance devrait se maintenir autour de 4 % à moyen terme, un niveau supérieur à la moyenne régionale. Cette performance s’explique par la combinaison de l’investissement public et privé, de la reprise du secteur agricole et de la stabilité de la demande intérieure.
Les grands projets d’infrastructure jouent un rôle déterminant dans cette dynamique. Qu’il s’agisse des préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations 2025 ou de la Coupe du monde 2030, ou des investissements dans l’eau, l’énergie et le transport, ces initiatives structurantes soutiennent l’activité économique tout en renforçant la compétitivité du pays sur le long terme. Parallèlement, le climat des affaires s’améliore grâce à des réformes institutionnelles continues et à une politique d’ouverture aux échanges internationaux.
La maîtrise de l’inflation constitue également un facteur clé de stabilité. Retombée sous la barre de 1 % à l’automne 2025, elle a permis à Bank Al-Maghrib d’adopter un cycle d’assouplissement monétaire prudent, stimulant à la fois la consommation et l’investissement. La crédibilité de la politique monétaire et la stabilité du régime de change contribuent à limiter les effets des tensions économiques mondiales.
Sur le plan des finances publiques, le Maroc poursuit un assainissement progressif. Le déficit budgétaire et la dette publique enregistrent une tendance à la baisse grâce à une meilleure mobilisation des recettes et à une rationalisation des dépenses. Si le niveau d’endettement reste supérieur à la moyenne régionale, sa structure est jugée soutenable, et les marges de manœuvre budgétaires se renforcent graduellement.
À l’international, le Royaume bénéficie d’une balance des paiements globalement solide. La dégradation ponctuelle du compte courant en 2025, liée à la hausse des importations, est compensée par la vigueur des recettes touristiques, des transferts des Marocains résidant à l’étranger et des exportations, notamment dans l’automobile, les engrais et les services. Les réserves de change restent confortables, couvrant plus de cinq mois d’importations. La reconnaissance de cette solidité se traduit par le maintien, en avril 2025, d’une ligne de crédit de précaution du FMI, qui a salué la capacité du Maroc à absorber les chocs externes.
Malgré ces avancées, des défis demeurent, en particulier en matière d’emploi, de stress hydrique et de transition climatique. Cependant, ces enjeux s’inscrivent dans un processus plus large de transformation économique et sociale. Dans un contexte mondial fragmenté, le Maroc se distingue comme une économie résiliente, réformatrice et stratégiquement positionnée entre l’Europe et l’Afrique, offrant une visibilité rassurante pour les investisseurs et partenaires économiques.