Urgent 07:01 Festival de Cannes : la cérémonie de clôture 2026 signe une audience record sur France 2 06:50 Sénégal : après le limogeage de Sonko, la majorité présidentielle entre dans une phase d’incertitude 22:00 Startups MENA : le Maroc chute en avril et perd son élan régional 21:02 Droits humains et intelligence artificielle : le Maroc et l’Amérique latine unissent leurs efforts 20:00 Escalade nucléaire symbolique : l’europe accuse moscou de chantage militaire 19:03 Aïd Al-Adha : Glovo bouscule le marché avec la livraison de moutons à domicile 18:01 Iran–États-Unis : Washington évoque un accord imminent pour mettre fin à la guerre 17:02 Budget 2026 : l’IS masque les faiblesses de la fiscalité intérieure au Maroc 16:01 Un fonds de 500 millions de dollars mise sur les entreprises marocaines et africaines 15:00 CAN U17 : Maroc – Cameroun, un quart de finale sous haute tension à 17h00 14:01 Tragédie minière en chine : une explosion fait 82 morts dans le shanxi 13:30 Abidjan : un immeuble s’écroule en plein chantier, plusieurs morts recensés 13:01 Finale africaine à rabat : l’as far face à un défi historique contre mamelodi sundowns 12:00 Canicule extrême au Maroc : jusqu’à 45°C et plusieurs régions sous vigilance orange 11:32 Aïd Al-Adha : le Conseil de la concurrence encadre le marché des moutons pour éviter les dérives 11:01 Incident armé à la Maison-Blanche : le Secret Service neutralise le tireur 10:30 Ormuz et nucléaire : une trêve incertaine entre washington et téhéran 10:00 Finale AS FAR-Sundowns : Patrice Motsepe salue le rôle du Maroc dans l’essor du football africain 09:31 Royal Air Maroc contrainte de suspendre des vols face à la flambée du kérosène 09:03 Économie informelle: pourquoi la formalisation reste un chantier stratégique pour le Maroc 08:32 Maroc : la DGI lance l’offensive fiscale contre les géants du numérique 08:04 Le citron marocain conquiert l’Espagne après le retour des pluies

Soudan du Sud : Inondations et déplacements massifs à Bor

Mardi 15 Octobre 2024 - 10:24
Soudan du Sud : Inondations et déplacements massifs à Bor

Dans l'État de Jonglei, au Soudan du Sud, des pluies torrentielles ont dévasté la ville de Bor et ses environs, laissant derrière elles des milliers de déplacés. Environ 375 familles se retrouvent sans abri, après que des inondations ont frappé quatre quartiers de cette capitale régionale. Ces inondations, bien plus qu’un simple désastre naturel, dévoilent une crise humanitaire aiguë, exacerbée par un manque cruel d’infrastructures et d’aides publiques.

Des conditions de vie désastreuses

Sur place, la situation est dramatique. Les eaux stagnantes, contaminées, constituent un terreau fertile pour la propagation de maladies comme le paludisme, la pneumonie et d'autres infections. « Il n'y a pas de médicaments à l'hôpital, seule une petite clinique de fortune nous aide, mais si vous n'avez pas d'argent, vous ne pouvez pas vous faire soigner, » déplore Maper Kuot Akuei, un chef de communauté de Bor.

Les infrastructures de santé, déjà insuffisantes, sont aujourd'hui au bord de l'effondrement, incapables de répondre aux besoins croissants des populations affectées. Cette crise sanitaire aggrave le fardeau que portent les habitants, qui sont privés de biens de première nécessité comme la nourriture, l'eau potable et des abris sûrs.

Une aide gouvernementale absente

Face à cette catastrophe, le manque de réactivité des autorités locales et nationales est pointé du doigt. « De nombreux enfants ont perdu la vie, des femmes ont fait des fausses couches, et des personnes âgées sont mortes à cause de l'inaction du gouvernement, » accuse Maper Kuot Akuei, en soulignant l’urgence d’une prise en charge adéquate.

Malgré les appels à l’aide, les interventions du gouvernement semblent rares et inadéquates. Les familles déplacées dépendent presque exclusivement des ONG et de la solidarité locale, mais les ressources sont limitées et loin d'être suffisantes pour répondre à la demande croissante.

Une crise aux dimensions multiples

Les inondations dans l'État de Jonglei ne sont pas un phénomène nouveau, mais leur intensité croissante est un signal alarmant des effets du changement climatique dans cette région déjà fragilisée par des décennies de conflit. L’élévation du niveau des eaux des rivières et des marécages environnants, combinée à des pluies de plus en plus imprévisibles, plonge chaque année un nombre croissant de Sud-Soudanais dans le désespoir.

Au-delà de la crise immédiate des inondations, cette situation met en lumière les défis plus larges auxquels fait face le Soudan du Sud : la pauvreté généralisée, la mauvaise gouvernance et l’absence de services publics de base. Ces inondations récurrentes, qui pourraient être mieux gérées avec des infrastructures adaptées, exposent un État fragile à des crises cycliques dont la population paye toujours le prix fort.

Un appel à la communauté internationale

Alors que le Soudan du Sud tente encore de se remettre de son indépendance et des conflits internes qui ont suivi, cette nouvelle catastrophe rappelle l’importance d’un soutien international accru. Des efforts urgents sont nécessaires pour renforcer les capacités locales en matière de gestion des crises et pour fournir une aide humanitaire immédiate aux déplacés.

Si rien n’est fait, les conséquences des inondations risquent de s'étendre bien au-delà des destructions matérielles, entraînant des pertes humaines encore plus lourdes et aggravant la situation humanitaire dans un pays déjà en grande difficulté.

Les populations touchées, elles, continuent d'attendre des réponses concrètes, à la fois de leur gouvernement et de la communauté internationale, pour sortir de ce cycle de désespoir et de vulnérabilité.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.