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Syrie : les nouveaux billets mettent fin au culte de la personnalité
La Syrie s’apprête à tourner une page symbolique de son histoire. Les prochains billets de banque ne représenteront plus les portraits de Bachar al-Assad ou de son père Hafez, mais des images de roses, d’olives, d’oranges et de blé. Ce choix graphique, inédit depuis plusieurs décennies, illustre la volonté du nouveau pouvoir de rompre avec le culte de la personnalité et d’affirmer une identité nationale renouvelée.
Pour le président Ahmad al-Chareh, cette réforme monétaire n’est pas seulement technique : elle incarne un geste fondateur, destiné à replacer le pays, ses ressources agricoles et son peuple au cœur du récit national. Les billets deviennent ainsi des vecteurs de sens, éloignant le regard de la figure du dirigeant pour le tourner vers des symboles ancrés dans la culture et le territoire.
Un design au service d’une nouvelle narration
Depuis des années, la monnaie syrienne servait à glorifier le pouvoir en affichant ses dirigeants. Les nouveaux billets inversent cette logique. Les roses, les olives, les oranges ou les épis de blé deviennent les nouveaux repères visuels du quotidien, célébrant le patrimoine naturel et culturel plutôt que le pouvoir politique.
Une réforme à portée économique
Cette transformation symbolique s’accompagne d’enjeux économiques majeurs. La livre syrienne, fortement dépréciée depuis le début du conflit en 2011, a perdu plus de 99 % de sa valeur par rapport au dollar. Pour simplifier les transactions et redonner confiance à la monnaie nationale, deux zéros seront supprimés sur les nouvelles coupures, dont les valeurs s’échelonneront de 10 à 500 livres. Cette mesure vise également à réduire la dépendance du pays au dollar dans les échanges quotidiens.
Reconstruction et ouverture
L’introduction de ces billets, prévue dès le 1er janvier 2026, s’inscrit dans un contexte plus large de reconstruction politique et économique. La levée progressive de certaines sanctions internationales pourrait encourager le retour des investissements étrangers, tandis que la monnaie devient à la fois un outil financier et un symbole de renouveau.
En transformant l’un des objets les plus quotidiens du pays, la Syrie illustre que le changement peut passer par de petites choses. Un simple billet de banque suffit parfois à marquer la fin d’une ère et le début d’une autre.